En 2017, le déficit des retraites pourrait être bien pire que prévu

le
0

Le trou des régimes de retraite pourrait atteindre 15,1 milliards d'euros en 2017, selon les nouvelles projections de l'institut de prévisions COE-Rexecode.

Trop optimistes, les prévisions officielles sur le déficit des retraites? C'est en tout cas ce que montrent les derniers calculs de l'institut COE-Rexecode. Selon le think tank, le trou du système des retraites se creusera jusqu'à une fois et demi de plus que prévu d'ici 2017. Le déficit atteindrait à cette date 15,1 milliards d'euros et non pas 9 milliards, comme annoncé fin décembre par le Conseil d'orientation des retraites.

«Au lieu de prendre en compte une croissance de 2% en 2017, nous avons appliqué notre propre scénario économique, plus réaliste, qui table sur une croissance de 1,5% en 2017, détaille l'auteur de l'étude, Amandine Brun-Schamme. Voilà ce qui explique les écarts entre nos résultats et ceux du COR.» Il y a deux ans, le think tank s'était déjà livré à l'exercice. Son travail était alors basé sur des prévisions économiques déjà moins bonnes que les projections officielles, et la réalité lui a depuis plutôt donné raison contre le COR.

Hypothèses trop favorables

Il faut dire à la décharge du COR que cette institution est obligée par décret d'appliquer à moyen terme les projections économiques retenues par le gouvernement dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques. Or, ces dernières ont été jugées optimistes par le Haut conseil aux Finances publiques dans son avis sur le sujet. Il considère en effet que «le scénario continue de reposer sur des hypothèses trop favorables sur l'environnement international et sur l'investissement».

Certes, la réforme des retraites Touraine aura un impact d'ici la fin du quinquennat grâce à une hausse progressive des cotisations salariés et employeur de 0,3 point. Et le COR prévoit un retour à l'équilibre, entre 2025 et 2030, grâce à l'allongement progressif, à partir du début de la prochaine décennie, de la durée de cotisation requise pour partir à la retraite à taux plein. «Mais il ne sert à rien de commencer à réfléchir aussi loin, alors que les déficits s'accumuleront encore ces prochaines années», insiste Amandine Brun-Schamme.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant