En 2016, l'armée française sera sous tension

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Des soldats devant le palais de justice de Lyon, le 27 novembre 2015.
Des soldats devant le palais de justice de Lyon, le 27 novembre 2015.

François Hollande présente ses vœux aux armées, jeudi 14 janvier. Opérations extérieures, lutte antiterroriste : les soldats craignent l’épuisement.

Des soldats français visibles, partout, comme jamais. Du Mali aux rues de Paris, en 2015, les armées françaises ont connu une activité intense. Le président François Hollande ne devait pas manquer de saluer le travail accompli, lors de ses vœux aux forces, prononcés sur le site des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, jeudi 14 janvier. La France « est en guerre », martèle le chef de l’Etat. Vit-elle au-dessus de ses moyens en la matière ? Derrière la vitrine de la puissance française, une crainte s’exprime dans les rangs : celle de subir la situation de l’armée britannique qui, après dix ans d’engagement intensif en Irak puis en Afghanistan, se trouve épuisée.

Au total, 8 000 soldats sont engagés dans les opérations extérieures, surtout au Sahel, en Centrafrique, en Irak et en Syrie. S’ajoutent 11 000 soldats des « forces pré-positionnées », de la Guyane à la Polynésie française. Et, depuis les attaques terroristes de janvier et novembre, 10 000 autres sur le territoire, au titre du plan Vigipirate devenu l’Opération Sentinelle, forces terrestres venues en renfort des unités assurant la protection des approches maritimes et du ciel.

Opérations reportées faute de moyens Dans l’absolu ces chiffres ne veulent rien dire. Il faut les rapporter au « contrat opérationnel » prévu par l’exécutif en 2013. Celui-ci est largement dépassé. Les trois armées produisent plus d’activité que les ressources allouées, hommes et armement, ne le permettent. « Actuellement, nous consommons plus vite...

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