En 2016, 1% de la population détiendra 50% des richesses

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EN 2016. 1% DE LA POPULATION DÉTIENDRA PLUS DE 50% DES RICHESSES
EN 2016. 1% DE LA POPULATION DÉTIENDRA PLUS DE 50% DES RICHESSES

LONDRES (Reuters) - Plus de la moitié de la richesse mondiale sera détenue en 2016 par 1% à peine de la population, selon une étude sur les inégalités publiée lundi par l'ONG Oxfam avant l'ouverture cette semaine du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Oxfam indique que la part des richesses détenues par ce 1% le plus riche de la population mondiale est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014. A ce rythme, elle dépassera 50% d'ici 2016.

"Voulons-nous vraiment d'un monde où 1% de la population possède plus que tout le reste de la population réunie ?", a déclaré Winnie Byanyima, directrice d'Oxfam et co-présidente du forum de Davos.

"Continuer comme si de rien n'était n'est pas sans coût pour les élites", a-t-elle ajouté. "L'incapacité à s'attaquer aux inégalités ramènera la lutte contre la pauvreté plusieurs dizaines d'années en arrière."

Autre signe du creusement des inégalités, en 2014, les 80 personnes les plus riches de la planète, contre 85 l'année précédente, possédaient autant de richesses que les 50% les plus pauvres, soit 3,5 milliards d'êtres humains.

Oxfam observe que l'accroissement des inégalités soumet les populations les plus pauvres à une "double peine": "Ils reçoivent une part plus petite du gâteau; en outre, comme l'inégalité extrême est un frein à la croissance, il y a moins de gâteau à partager."

Le forum économique de Davos débute mercredi. Oxfam en profitera pour réclamer une action urgente contre l'accroissement des inégalités via notamment la lutte contre les pratiques d'évasion fiscale des grandes entreprises.

Dans le détail de cette étude, le centile le plus riche de la population mondiale détient une richesse moyenne de 2,7 millions de dollars par adulte.

A l'inverse, les 80% les plus pauvres ne détiennent que 5,5% de la richesse mondiale, avec une moyenne de 3.851 dollars par adulte.

L'étude d'Oxfam s'appuie sur les données du Credit Suisse Global Wealth Datebook (éditions 2013 et 2014) et le classement des plus grosses fortunes établi par Forbes.

(Paul Sandle; Henri-Pierre André pour le service français)

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