En 2015, les Françaises ont dépensé 385 euros pour leur garde-robe

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En 2015, les Françaises ont encore réduit leurs dépenses d'habillement. La météo et la crise les incitent à acheter différemment. Les plus jeunes (13-24 ans) sont les plus dépensières, avec un budget moyen de 646 euros.

La mode féminine a fait de la résistance en 2015, qui aurait pu, selon la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFPAPF), être l'année de la reprise s'il n'y avait pas eu les attentats de novembre. La baisse de fréquentation qui en a résulté, ainsi qu'une météo exceptionnellement douce, ont, a l'arrivée, fait légèrement reculer les ventes de vêtements féminins, de 0,4%, à 10,8 milliards d'euros. Le budget moyen par femme aura été de 385 euros contre 387 en 2014, avec des grandes différences selon les âges, les plus jeunes (13-24 ans) dépensant le plus, avec 646 euros.

Si les Françaises dépensent dans leur ensemble de moins en moins, elles ont aussi durablement modifié leur façon d'acheter: les robes et jupes (ventes en baisse de 14,6%) n'ont plus le vent en poupe, alors que les jeans, leggings (+19%) et tailleurs (+14,5%) gagnent des points. Les vestes et blazers ont également progressé en 2015, alors que les manteaux et pull ou gilets restaient en retrait. Des préférences qui doivent autant aux effets de mode qu'aux conditions météo. L'année 2015, la plus chaude après 2014 depuis 1900, a en effet poussé à préférer vestes légères et autres pièces de mi-saison.

Sur le front des prix, le taux d'achats en soldes et promotions a atteint en 2015 un record de 45,2%. Et ce sont les promotions, pratiquées toute l'année par les enseignes, qui ont le plus progressé, tandis que les soldes reculaient en part relative. En plus d'acheter à prix barré, près d'une femme sur deux déclare, selon une étude de la FFPAPF, consommer autrement, «plus intelligemment».

Troc et coton bio

Un comportement qui gagne du terrain: les consommatrices n'étaient que 37% à estimer, en 2014, que la crise les avait incitées à acheter différemment leurs vêtements. L'intérêt pour les réseaux de troc et dépôts-ventes va croissant. 37% des Françaises ont acheté en 2015 leurs vêtements d'occasion dans des dépôts-ventes, contre 30% en 2014. Les motivations d'achat des Françaises se font aussi plus «responsables»: les vêtements en coton bio ou textile recyclé enregistrent ainsi de belles progressions de ventes. Attachées aux magasins physiques, les Françaises passent cependant de plus en plus de commandes sur la toile, notamment via mobiles et tablettes, si bien que les dépenses de prêt-à-porter féminin en ligne ont été multipliées, l'an passé, par 3, à 1,8 milliard d'euros. L'habillement est le produit le plus acheté sur le Web.

Toutes ces évolutions montrent à quel point les Françaises continuent d'être intéressées par la mode, qu'elles ne consomment simplement plus de la même manière. La crise, la révolution du e-commerce, l'évolution climatique, mais aussi la crainte d'attentats sont passées par là. La Fédération française du prêt-à-porter féminin veut malgré tout espérer un rebond des ventes en 2016, après une année 2015 marquée par une consommation générale des ménages en hausse de 1,4%. «En 2016, le rythme de croissance générale devrait s'accélérer et nous espérons qu'après avoir frémi de 0,2% en 2014 et s'être stabilisée cette année, la consommation de prêt-à-porter féminin s'améliorera de 1,6% cette année», estime François-Marie Grau, délégué général de la FFPAPF.

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