En 1978, le putsch de Le Drian à Lorient

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LEUR PREMIERE CAMPAGNE - Au terme d'une rude bataille interne, l'actuel ministre de la Défense s'est imposé comme le candidat du PS aux législatives de 1978, avec l'appui du député sortant, mais alors que le maire de la ville avait un autre poulain.

C'était au début de l'année 1977. Il y a trente-cinq ans. Jean-Yves Le Drian se souvient du rendez-vous qu'il avait eu alors à l'Assemblée nationale, dans ce Palais Bourbon qui allait devenir quelques mois plus tard et durant de longues années sa deuxième maison. «J'avais ciré mes chaussures et je suis venu tout intimidé», sourit celui qui est désormais ministre de la Défense. Le député PS de ­Lorient Yves Allainmat l'avait convoqué à Paris et lui avait lancé: «Je serai ton suppléant et tu seras candidat aux législatives. Mais, à deux conditions: que tu te coupes les cheveux et que tu fasses attention aux voitures en traversant. Je n'ai pas l'intention de revenir à l'Assemblée.»

Le Drian, 29 ans, chevelu, agrégé d'histoire contemporaine et maître assistant à l'université de Rennes, n'hésite pas longtemps. «Le train, dit-il, ne passe qu'une fois en politique. À un moment, on est la personne ad hoc. Après, on ne l'est plus.»

Député sortant, élu en 196

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