Emprunts risqués : l'État appelé à la rescousse

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Même si le problème est moins aigu, certaines collectivités peinent à traiter leurs emprunts toxiques. Des élus socialistes demandent que les prêts les plus risqués soient repris par une structure publique.

En voie de rétablissement mais avec des reliquats résistants à tout traitement : deux ans après que le scandale a éclaté, telle est la situation sur le front des emprunts «toxiques» souscrits par les collectivités locales. Toxique, le nom n'est pas usurpé. Car il s'agit de prêt dont le taux d'intérêt, passé une période de stabilité, varie en fonction de données imprévisibles comme le taux de change du franc suisse et de l'euro ou le cours du pétrole. Avec pour résultat, dans les cas les plus extrêmes comme à Saint-Étienne, de faire passer le taux à 24%.

Le problème n'étant pas totalement réglé, les élus les plus concernés, comme Maurice Vincent, le maire PS de Saint-Étienne, et Claude Bartolone, le président PS de Seine-Saint-Denis, repartent au front. Leur nouvelle bataille? Que l'État crée une structure de défaisance, c'est-à-dire un établissement public qui reprendrait à son compte les emprunts les plus dangereux. Les communes, départements et

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