Employé de l'ONU tué en Somalie : le corps rapatrié en France

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Employé de l'ONU tué en Somalie : le corps rapatrié en France
Employé de l'ONU tué en Somalie : le corps rapatrié en France

Le corps de Clément Gorrissen, employé français de l'ONU tué par balles lundi à l'aéroport de Galkayo, dans le centre de la Somalie, a été rapatrié en France vendredi matin. L'avion transportant son corps a atterri vers 6h20 à l'aéroport de Roissy-CDG, en provenance de Nairobi. Sa mère et son frère, présents à bord de l'appareil, ont été accueillis par des représentants du Quai d'Orsay, dont Didier Le Bret, directeur du centre de crise du ministère des Affaires étrangères.

«Clément était passionné par son travail. C'était quelqu'un d'enthousiaste, qui aimait la vie», a déclaré la mère du jeune homme, Sabine Bajard. «Il n'a fait aucune entorse aux règles de sécurité. C'était tout sauf une tête brûlée». Le jeune homme s'était rendu plusieurs fois en Somalie au cours des trois dernières années. «On savait que c'était un pays dangereux», a ajouté Mme Bajard, avant de rendre hommage à l'ONU, «une grande famille, au service des autres».

Clément Gorrissen, 28 ans, a été tué par balles lundi, en compagnie d'un Britannique, alors qu'ils se trouvaient dans l'aéroport de Galkayo, à cheval sur la frontière entre les régions autoproclamées autonomes du Puntland et de Galmudug. Les deux hommes travaillaient comme consultants pour l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Ils devaient rencontrer les autorités locales sur la question des transferts d'argent et le système bancaire.

Les shebab islamistes ne revendiquent pas mais se félicitent

«C'est un agent de l'aéroport qui a tiré, dans la zone sous douane», a expliqué la mère de Clément. Plusieurs personnes, dont l'auteur présumé des coups de feu, ont été interpellées. «Visiblement, il y a des soupçons de complicité», a-t-elle assuré. L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les shebab islamistes, chassés de la capitale Mogadiscio en août 2011 et qui mènent depuis lors une sanglante campagne d'attentats, s'en sont ...

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