Emplois fictifs : comment le Parlement européen fait la guerre au FN

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Marine Le Pen au Parlement européen, le 12 mars 2014.
Marine Le Pen au Parlement européen, le 12 mars 2014.

Après les perquisitions, les sanctions. Accusés d'avoir fait travailler leurs collaborateurs pour leur parti alors qu'ils étaient payés par Bruxelles, certains députés européens frontistes sont menacés de passer à la caisse. Une menace qui a déjà été mise à exécution pour Jean-Marie Le Pen. L'organisme de lutte antifraude du Parlement européen (Olaf) lui a imposé une amende de 320 026 euros en février pour avoir « enfreint la réglementation sur les assistants parlementaires », dixit Frédéric Joachim, son avocat. Puisque le patriarche a refusé de payer, le Parlement retient depuis mai ses frais généraux ainsi que la moitié de sa rémunération régulière, soit au total 7 400 euros par mois.

Pour l'Olaf, plusieurs éléments prouvent que Jean-François Jalkh, son assistant accrédité de 2009 à 2014, a travaillé pour le FN dans le cadre de la campagne des élections européennes en France. L'institution s'appuie notamment sur un contrat de vingt-cinq jours que Jalkh, aujourd'hui député européen, a conclu avec Riwal, la société de communication du Front national fondée par Frédéric Chatillon, un ami de Marine Le Pen mis en examen pour escroquerie dans le cadre de plusieurs campagnes électorales.

« Une situation cocasse »

Pour contester ces faits, Jalkh a soutenu qu'il avait accompli ces tâches pendant ses vacances. Mais les...

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  • frk987 il y a 9 mois

    Ne jouez pas trop à ce jeu car les autres sont exactement dans la même situation. Tous pourris.......FN comme les autres.