Emploi : les chantiers navals maintiennent Cherbourg à flot

le , mis à jour à 08:35
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Emploi : les chantiers navals maintiennent Cherbourg à flot
Emploi : les chantiers navals maintiennent Cherbourg à flot

Un chômage à 9,2 %, rien de plus banal en France, avec une moyenne en métropole de 9,9 % selon l'Insee début 2016. Mais ce qui différencie Cherbourg (Manche) et son bassin d'emploi, c'est que, comparé à d'autres territoires similaires, il a bien mieux résisté à la crise : son chômage n'a progressé que de 1,6 point, contre 3,1 points en moyenne, depuis 2008. « Nos spécificités industrielles nous ont été favorables, explique Jean-Claude Camus, président de la chambre de commerce et d'industrie Ouest-Normandie. Il y a d'abord l'arsenal (DCNS) avec 2 200 salariés auxquels il faut ajouter 700 à 800 sous-traitants. Au-delà des effectifs, cette industrie assure une qualification ouvrière très élevée dont profitent en permanence d'autres entreprises du secteur. Et pour toute cette filière, le plan de charge est actuellement très porteur. » Preuve du dynamisme : le second chantier naval de la ville, les Constructions mécaniques de Normandie (CMN), avec ses 320 salariés, a investi l'an dernier plus de 70 M€ dans une nouvelle usine.

 

 

 

Ce territoire enclavé profite aussi du nucléaire. La construction pharaonique, entamée en 2007, du réacteur EPR à Flamanville a mobilisé entre 1 000 et 4 000 salariés, auxquels s'ajoutent 1 100 salariés sur les réacteurs déjà en service. A quelques kilomètres, l'usine Areva de la Hague fait travailler 5 000 personnes. « Et les entreprises qui gravitent autour de ces grands donneurs d'ordre se portent également bien. Nombre d'entre elles, même si elles travaillent d'abord pour le nucléaire ou la défense, sont en plus allées chercher des marchés à l'extérieur », explique Pascal Buléon, directeur de recherches au CNRS. Enfin, l'agroalimentaire reste dynamique : la coopérative des Maîtres laitiers du Cotentin, forte de ses 730 salariés, s'apprête à créer 200 nouveaux postes.

 

Mais, entre la réalité et le ressenti, il y a un monde. « On ...

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