Emploi : General Electric lance sa campagne de recrutement à Belfort

le , mis à jour à 14:46
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Un an après le rachat d'Alstom Energie, General Electric (GE) lance ce mardi le recrutement de 200 personnes à Belfort, conformément à son engagement de créer 1.000 emplois net en France sur trois ans.

La patronne de General Electric France se rend à Belfort ce mardi 15 novembre pour annoncer 200 créations d'emplois (photo d'archives). ( AFP / SEBASTIEN BOZON )
La patronne de General Electric France se rend à Belfort ce mardi 15 novembre pour annoncer 200 créations d'emplois (photo d'archives). ( AFP / SEBASTIEN BOZON )

Ces emplois, finalisés début 2017, sont créés pour le futur "centre de services administratifs partagés" de Belfort qui va travailler avec les activités de l'ensemble de GE en Europe. Ils s'ajoutent aux 250 de la "fonderie digitale" installée par GE cette année à Paris. À l'issue d'un entretien avec la PDG de GE France, Corinne de Bilbao, le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, s'est félicité d'"engagements conformes à ce qui avait été évoqué". Selon lui, la "politique offensive" du gouvernement "se solde par des résultats".

35 M€ POUR LES TURBINES À GAZ DE BELFORT

"Du chemin a été parcouru", affirme-t-il dans une interview accordé au Parisien. "Mais compte tenu des départs à la retraite, du plan de suppression de poste, la présidente de GE a indiqué que ce sont 3.500 personnes qu'il va falloir embaucher pour obtenir une création nette de 1.000 emplois. Côté investissements, 35 millions d'euros serviront au développement de l'activité des turbines à gaz de Belfort. C'est encore plusieurs centaines d'emplois supplémentaires à la clé", a-t-il ajouté.

Lors du rachat d'Alstom Energie en 2015 (9,7 milliards d'euros), le conglomérat américain s'était engagé à créer 1.000 emplois nets en France d'ici à novembre 2018. Fin 2015, GE avait indiqué qu'il prévoyait aussi de créer 310 postes "hautement qualifiés" en ingénierie et technologie, principalement à Belfort, et 240 autres par le biais des "programmes de leadership" de GE qui visent à recruter et former durant plusieurs années de jeunes talents.

Schéma de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE et chiffres clés.
Schéma de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE et chiffres clés. ( AFP / )

LES SYNDICATS SCEPTIQUES

Ces créations nettes d'emplois n'incluent pas les potentiels 500 emplois américains dans la fabrication de turbines que le groupe a annoncé vouloir relocaliser à Belfort grâce à une promesse de financement de l'assureur-crédit français Coface. Le nombre de postes relocalisés dépendra in fine des gains de contrats dans le cadre du soutien de la Coface et si l'usine de Belfort atteint sa capacité maximale, a précisé General Electric à l'AFP.

L'engagement des 1.000 emplois sera-t-il tenu ? "Si nous observions un revirement, nous n'aurions aucun problème à dire que la parole n'a pas été respectée", affirme Christophe Sirugue. "Et d'autre part, je rappelle que le contrat prévoit des pénalités financières de 50.000 euros par emploi non créé. Je n'ose pas imaginer que l'engagement ne sera pas respecté. Et je le répète, c'est en bonne voie". Les syndicats font eux un autre calcul : "Même avec ces 450 créations d'emplois, on terminera l'année avec un solde négatif de 300 postes", explique au Parisien, Patrice Pujol, délégué CFDT Alstom Energie. "Créer des emplois c'est bien, mais avant on aurait pu en sauver davantage", ajoute Laurent Santoire de la CGT.

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  • Coket il y a 2 semaines

    La patronne de GE sur la photo? Ca n'a pas l'air...

  • titide12 il y a 2 semaines

    la CGT qui propère sur la misere ouvrière qu'elle provoque !!!

  • titide12 il y a 2 semaines

    qui a raconté que Belfort était une ville sinistrée ???bien des villes voudraient voir une entreprise qui embauche 200 persoones !!!quel camouflet pour la CGT !!!!