Emploi-FO demande à Hollande de faire pression sur les banques

le
0
    PARIS, 6 janvier (Reuters) - La fédération Force ouvrière 
(FO) Banques demande à François Hollande de faire pression sur 
les banques françaises, grandes bénéficiaires selon elle des 
baisses d'impôts et de charges accordées par le gouvernement, 
pour qu'elles s'engagent à préserver l'emploi. 
    "Monsieur le président de la République, nous comptons sur 
vous et votre gouvernement pour exiger en contrepartie de toutes 
les aides accordées l'arrêt des destructions d'emplois dans les 
banques (...)", peut-on lire dans un courrier adressé mardi à 
François Hollande, signé par le secrétaire de la fédération 
Sébastien Busiris et dont Reuters a obtenu une copie.   
    "Chaque année, des milliers d'emplois sont supprimés dans 
notre profession, et cela s'avère d'autant plus honteux que 
celles-ci s'accompagnent d'importantes aides de l'Etat!", estime 
le syndicat, qui souhaite pouvoir s'entretenir sur ce sujet avec 
le chef de l'Etat.  
    François Hollande a annoncé lors de ses voeux télévisés un 
nouveau programme de lutte contre le chômage avec notamment 
500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d'emploi 
et un programme de grands travaux.   
    Les inquiétudes des syndicats sur l'emploi dans les 
établissement de crédit se fondent notamment sur un mouvement 
généralisé de réduction des réseaux d'agences et de 
digitalisation de l'industrie bancaire.  
    Société générale  SOGN.PA  a par exemple lancé en novembre  
un plan de digitalisation de sa banque de détail, qui prévoit 
notamment la suppression de 20% de ses agences et de 2.000 
emplois.  
    FO Banques demande dans ce contexte à François Hollande "une 
attention toute particulière au désengagement des banques dans 
bon nombre de villes et villages au regard des fermetures 
d'agence annoncées".  
    Le secteur bancaire, traditionnellement l'un des plus gros 
pourvoyeurs d'emplois en France, n'est plus un recruteur net et 
a vu ses effectifs diminuer de 0,9% en 2014, une baisse que 
l'Association française des banques avait expliqué par la baisse 
de la fréquentation des agences. 
    Les services de l'Elysée et la Fédération bancaire française 
n'étaient pas immédiatement disponibles pour réagir à ce 
courrier.  
            
    Voir aussi :  
    ANALYSE-France-L'agence bancaire, entre attrition et rupture 
de modèle   
 
 (Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant