Emoi à la gendarmerie après la mutation d'un général

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Emoi à la gendarmerie après la mutation d'un général
Emoi à la gendarmerie après la mutation d'un général

Rarement mutation n'aura laissé un goût aussi amer. A l'intéressé d'abord, mais aussi aux très nombreux soutiens qui, en interne, s'émeuvent d'une décision disproportionnée prise à l'égard du numéro 3 de la gendarmerie nationale. Après des semaines de supputations, la décision a finalement été rendue officielle mercredi en Conseil des ministres : Bertrand Soubelet, le directeur des opérations et de l'emploi au sein de la direction générale, quitte son poste pour prendre la direction de la gendarmerie d'outre-mer, forte de près de 4 000 personnes. Bien que présentée comme prestigieuse et malgré le fait que les voies officielles s'en défendent, cette nouvelle affectation revêt la forme d'une sanction.

En cause : la prise de parole de ce général étoilé devant l'Assemblée nationale en fin d'année dernière. Le 18 décembre, Bertrand Soubelet intervenait devant la commission parlementaire dans le cadre de ses travaux sur la lutte contre l'insécurité. Devant les députés, le militaire avait expliqué -- chiffres à l'appui -- que la réponse pénale était parfois en décalage avec les infractions constatées. « Evidemment, l'insécurité et le sentiment d'insécurité ne cesseront d'augmenter tant que la réponse collective à la délinquance ne sera pas adaptée », avait-il notamment estimé.

Salué pour son courage sur les forums des gendarmes, Bertrand Soubelet venait, sans le savoir, de compliquer davantage les rapports déjà délicats qu'entretenaient la garde des Sceaux, Christiane Taubira, et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Manuel Valls.

Ce dernier n'a en effet jamais digéré cette prise de parole d'un haut gradé, pourtant loué par ses pairs pour son professionnalisme. « Valls a estimé que cette sortie était une attaque dirigée contre Taubira avec laquelle les relations étaient en voie de pacification », révèle un élu de la majorité.

A plusieurs de ses proches, le général Soubelet, ...

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  • janaliz le samedi 2 aout 2014 à 23:42

    La triste réalité des sieurs qui nous gouvernent éclate dans leur étroitesse d'esprit, leurs mag.ouilles à la petite semaine et leur hystérie de petits excités accrochés à leurs prébendes. Et l'autre nous parle de Jaurès... (je vois qu'il plaît, je le remets) !

  • M7097610 le vendredi 1 aout 2014 à 15:12

    non non pas par 5 mais x2 avec les primes , c'est envisageable...

  • frk987 le vendredi 1 aout 2014 à 10:37

    6 ou 8000 vous dites M7097610, c'est de l'humour ????????????? multipliez par 5 au minimum.

  • M6418959 le vendredi 1 aout 2014 à 09:39

    Comme dit la chanson: celui qui dit la vérité doit être exécuté.

  • M7097610 le vendredi 1 aout 2014 à 09:29

    surtout à 6 ou 8 000 euros net par mois...

  • M7097610 le vendredi 1 aout 2014 à 09:28

    ils sont bien sensibles ces gendarmes. Il ne pointe pas à pôle emploi tout de même ! Deux ans sous les cocotiers loin de la pollution parisienne, ce n'est pas le bagne. J'en serais presque jaloux ...

  • charleco le vendredi 1 aout 2014 à 09:22

    Nos politiciens préfèrent l'omerta.

  • bart72 le vendredi 1 aout 2014 à 08:34

    illustration parfaite de : "toute vérité n'est pas bonne à dire", surtout en politique ! Dormez braves gens le politique veille.... sur vos impôts, pas sur votre sécurité !