Emmanuelle Cosse veut «en finir avec l'anarchie des locations touristiques»

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VIDÉO - Interrogée à l’occasion du Club Immo, Emmanuelle Cosse, la ministre du logement et de l’habitat durable estime qu’il faut mettre fin aux abus.

Les locations touristiques saisonnières illégales sur les plateformes type AirBnB n’en finissent pas de semer la discorde. Emmanuelle Cosse est catégorique: «Aujourd’hui, toutes les villes se saisissent du problème, pas simplement Paris. Toutes les villes du territoire et du pourtour méditerranéen n’en peuvent plus. Il y a des propriétaires voire des locataires qui enlèvent totalement leur bien du marché locatif pour le louer à la semaine. Cela devient une machine à cash, ce sont souvent des revenus qui ne sont pas déclarés, la taxe de séjour n’est pas payée comme c’est le cas pour un hôtel ou un gîte», souligne la ministre.

«Il faut prouver que l’on a droit de louer»

Faut-il suivre pour autant l’exemple de Berlin qui a décidé depuis le 1er mai d’interdire les locations touristiques saisonnières sur les plateformes (sauf pour une chambre dans un appartement)? «Je préconise ce qui a été voté au Sénat. Il faut avoir la preuve que les personnes ont le droit de louer. En tant que ministre du Logement, je dois répondre à une demande sociale très forte, je ne peux accepter que des locataires du logement social mettent leur bien sûr Airbnb. Or, on ne peut l’empêcher dans les règlements de copropriétés. Il faut voir ce que cela veut dire dans les quartiers parisiens où il y a des immeubles entiers sans habitant à la semaine mais uniquement des gens de passage, qui changent en permanence», déplore-t-elle.

Autres conséquences pour la ministre, l’augmentation des prix et un commerce local pénalisé. «Paris est, certes, la première destination touristique mondiale mais ne peut devenir un hôtel à ciel ouvert. Il faut remettre de l’équité, de l’égalité, ça ne peut être l’anarchie totale. Nous devons continuer à loger des actifs dans toutes nos métropoles.»

Revenir à l’esprit initial

Si elle ne condamne pas Airbnb, elle pointe du doigt les dérives «Rappelez-vous ce que c’était au départ: mettre à disposition un canapé ou une chambre pour quelques jours. Il n’y avait pas d’échange financier.» Emmanuelle Cosse souhaite privilégier la transparence la plus totale afin de bannir les abus. «Lorsque l’on récupère des revenus par son bien locatif, cela doit passer par des déclarations aux impôts et une taxe de séjour. Exactement comme pour les personnes qui développent de gîtes touristiques. Aujourd’hui, nous sommes dans un marché totalement dérégulé.» La ministre du Logement espère apporter sa pierre à l’édifice pour y mettre fin. À suivre.

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  • mucius il y a 7 mois

    Le racketteur s'exaspère : il faudrait aller lui payer directement chez lui avec des fleurs en plus sans doute. Il va falloir au plus vite sanctionner quelques moutons pour l'exemple. Car il a des frais le racketteur : tous les foncs les politicards, les assistés et les syndicalistes qui vivent à ses crochets!

  • kram123 il y a 7 mois

    qui est proprietaire? l'etat?l'etat n'a qu'a racheter les maisons et appart de tout le monde comme ca on ira prendre notre retraite ailleurs

  • dotcom1 il y a 7 mois

    Ce n'est pas notre problème si ses services sont incapables de collecter les taxes de séjour. Elle n'a qu'à faire son boulot convenablement et sanctionner les abus plutôt que de désigner des boucs-émissaires.

  • sibile il y a 7 mois

    les touristes n'auront qu'à rester chez eux .....

  • M3621378 il y a 7 mois

    Et aussi moins chiant que de faire un bail "loi Alur" (12 pages, sans les diagnostics)

  • M1765517 il y a 7 mois

    un gite loué 8 12 semaines au prix fort c'est moins chiant que ces pressions loi dalo et autres pour quémendeurs insolvables cas sos