Emmanuel Macron, un banquier social-libéral à Bercy

le
1
Emmanuel Macron, un banquier social-libéral à Bercy
Emmanuel Macron, un banquier social-libéral à Bercy

La nomination d'Emmanuel Macron à Bercy est une véritable surprise. Mais c'est surtout un symbole : celui du cap choisi par François Hollande et Manuel Valls. Car le nouveau ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, est un social-libéral patenté, ancien banquier d'affaires chez Rothschild.

Âgé de 36 ans, ce qui en fait l'un des plus jeunes ministres à occuper ce poste, il est énarque (promotion Léopold Sédar Senghor, 2004) et inspecteur des finances. Il était jusqu'à mi-juin secrétaire général adjoint de l'Elysée et conseillait le président de la République sur les questions économiques et financières, notamment les dossiers d'économie internationale et du G20.

François Hollande avait pourtant annoncé lors de son investiture qu'il voulait des élus au gouvernement. Il affichait aussi sa méfiance à l'égard du monde de la finance... Il a visiblement changé d'avis, puisque le cas du nouveau pensionnaire de Bercy n'a jamais pris part à la moindre élection et a été un acteur du monde de la finance. C'est lui qui, en 2012, avait notamment  permis à Nestlé de coiffer Danone au poteau dans le cadre du rachat de la division nutrition infantile de Pfizer. Une transaction de près de 8 milliards d'euros.

«Une politique plus droitière que jamais», selon le PCF

Emmanuel Macron incarne à l'évidence la droite du PS. Le message envoyé par le gouvernement Valls 2 est donc limpide. A première vue, Emmanuel Macron est en effet aux antipodes de la ligne défendue par Arnaud Montebourg. Défenseur de l'économie de marché, il devrait incarner la rigueur gouvernementale, prôner une réduction des dépenses publiques mais surtout se montrer d'une solidarité sans faille vis à vis de François Hollande, qu'il a aidé à élaborer son projet pendant la campagne présidentielle. En plaçant Emmanuel Macron à Bercy, le gouvernement aura désormais toute latitude pour mener une politique économique claire, sans voix ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7097610 le mercredi 27 aout 2014 à 00:56

    Le français Danone va être content de voir le conseil de Nestlé devenir ministre des finances la France... Sous De Gaulle, cela ne serait pas passé du tout : la traitrise à la Nation se payait.