Emmanuel Macron, à quitte ou double

le
1
Emmanuel  Macron pendant une suspension de séance à l'Assemblée nationale.
Emmanuel  Macron pendant une suspension de séance à l'Assemblée nationale.

Deux jours avant l’intervention présidentielle du 14 juillet, l’atypique ministre de l’économie tient, mardi, son premier meeting politique à Paris. Une énième provocation envers l’Elysée et Matignon. Celle de trop ?

Où s’arrêtera le ministre de l’économie Emmanuel ­Macron ? La question se pose avec plus d’acuité que jamais, alors que doit se tenir le premier meeting de son mouvement En marche !, mardi 12 juillet, à la Mutualité à Paris.

Une marche de plus dans une trajectoire ascensionnelle engagée au cours de l’hiver ? Ou le pas de trop qui scellera une rupture définitive avec le président de la République, François Hollande, et son départ fracassant du gouvernement ?

Six mois après le lancement de l’entreprise politique Macron, les premières lézardes apparaissent sur la façade. ­Sondagières, d’abord, avec le début d’érosion de sa cote dans les baromètres d’opinion. ­Politiques, surtout, depuis que le ministre s’est affranchi sans vergogne, quoique avec ­habileté, de la tutelle du premier ministre, Manuel Valls, et de l’affection du président. Très vite. Trop fort ?

Dans ce triangle si peu amoureux qu’il forme avec le chef de l’Etat et celui du gouvernement, le ministre de l’économie a depuis des mois évolué sur le fil du rasoir. Toujours à la limite de la déchirure. Mais aux yeux d’Emmanuel Macron, le moment de l’envol semble venu. « Il ne s’agit pas de créer un énième parti, ni de nier la force des imaginaires politiques de droite et de gauche, explique-t-il au Monde. Ma position, c’est qu’une recomposition politique s’impose. Et j’ai acquis la conviction que c’est maintenant qu’il faut la faire. »

Alors que ces derniers jours, les rumeurs d’un départ du ministre redoublaient d’...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 6 mois

    Il marche pour Hollande .