Emirats-Pas de dialogue tant que le Qatar ne change pas

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    DUBAI, 22 juillet (Reuters) - Les Emirats arabes unis, l'un 
des quatre pays arabes à avoir rompu avec le Qatar et à lui 
avoir imposé des sanctions, a déclaré samedi qu'aucun dialogue 
ne pourrait avoir lieu tant que Doha n'accepterait pas de 
revenir sur ses positions. 
    L'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont 
rompu le mois dernier avec le Qatar en l'accusant de financer 
des organisations extrémistes et de soutenir le terrorisme, 
ainsi que de pencher vers l'Iran, ce que Doha a démenti à 
maintes reprises. 
    Pour le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes 
unis, Anouar Gargach, l'appel au dialogue lancé par l'émir du 
Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al Sani, est bienvenu, mais un tel 
dialogue ne pourra avoir lieu que lorsque Doha aura acté 
certains changements. 
    Il n'a pas précisé lesquels, mais les quatre pays arabes ont 
présenté une liste d'une douzaine d'exigences au Qatar, lui 
demandant par exemple de fermer la chaîne de télévision Al 
Djazira, de restreindre ses relations avec Téhéran et de fermer 
une base militaire turque sur son sol. 
    "Le dialogue est nécessaire, mais à la base, il faut qu'il y 
ait des changements", a dit le ministre émirati sur son compte 
Twitter, se disant déçu par le discours prononcé vendredi par 
l'émir du Qatar, son premier depuis le début de la crise 
diplomatique. 
    "J'avais espéré que le discours de Cheikh Tamim serait une 
initiative de changement", a-t-il dit. 
    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, un allié de Doha, 
doit effectuer à partir de dimanche une tournée de médiation de 
48 heures qui le conduira en Arabie saoudite, au Koweït et au 
Qatar. 
 
 (Ali Abdelaty; Eric Faye pour le service français) 
 
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