Emirates achètera des A380 "classiques" si Airbus renonce au Neo

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 (Actualisé avec déclarations supplémentaires) 
    DUBAI, 10 mai (Reuters) - Emirates  EMIRA.UL  commandera 
davantage d'exemplaires de la version actuelle de l'Airbus A380 
si le constructeur européen décide de ne pas lancer l'A380neo, 
une version modernisée de l'appareil, a déclaré mardi son 
président, Tim Clark. 
    "S'ils décident de ne pas se lancer dans le Neo, nous 
achèterons davantage d'exemplaires de l'A380 actuel. Nous en 
avons commandé 140, nous en avons 77 pour l'instant donc il nous 
en manque quelques uns", a-t-il dit à l'occasion de la 
présentation des résultats annuels de la compagnie de Dubaï, 
plus important client du très gros porteur d'Airbus.  
    Ce dernier a annoncé le mois dernier qu'il prévoyait de 
réduire la cadence de production de l'A380, dont il peine à 
relancer les ventes, pour se concentrer sur le développement 
d'une version élargie du long-courrier A350.   
    L'A380, capable de transporter plus de 500 passagers, a 
permis à Emirates de desserrer les contraintes en termes de 
trafic sur son hub de Dubaï. Tim Clark a dit qu'Emirates 
pourrait porter sa flotte d'A380 à 200 appareils lorsque la 
compagnie déménagera vers le deuxième aéroport de Dubaï, ce qui 
ne devrait toutefois pas intervenir avant 2023. 
    "A la question de savoir si cela est suffisant pour 
convaincre Airbus de poursuivre la production, c'est à eux de 
répondre, ils doivent en vendre plus et ils s'y emploient avec 
beaucoup de force", a déclaré Tim Clark. 
    Emirates envisage aussi une commande de 50 à 70 Airbus A350 
ou 787 Dreamliner de Boeing  BA.N . 
    La production de l'A350 a aussi été confrontée à des 
problèmes dans la chaîne d'approvisionnement, ce qui a retardé 
ses livraisons. 
    "D'ici à ce que nous prenions une décision et d'ici à ce 
qu'(Airbus) soit en mesure de fournir ce que nous voulons, le 
calendrier sera 2019-2020", a dit Tim Clark. "J'espère donc que 
d'ici là Airbus aura réglé les problèmes (de production) 
concernant l'A350. Et que de la même manière le 787 sera un 
programme mûr." 
    Emirates a vu son bénéfice bondir de 56% sur l'exercice clos 
le 31 mars à 7,1 milliards de dirhams (1,7 milliard d'euros), 
grâce principalement à la chute des cours du pétrole, qui a 
réduit sa facture de carburant de 31%, et à la croissance de 8% 
du nombre de passagers transportés, à 51,9 millions.  
    Le chiffre d'affaires, pénalisé par les effets de change, a 
toutefois reculé de 4% à 85 milliards de dirhams.  
    "Pour l'année à venir, nous nous attendons à ce que la 
faiblesse des prix du pétrole reste une épée à double tranchant: 
bénéfique pour nos coûts d'exploitation mais défavorable pour 
l'activité globale et la confiance des consommateurs", a dit le 
directeur général, Cheikh Ahmed ben Saïd al Maktoum.  
 
 (Marc Angrand et Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Véronique Tison et Wilfrid Exbrayat) 
 

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