Emeutes : débat autour de certaines peines

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Deux jeunes ont écopé de quatre ans de prison pour un appel aux troubles lancé sur les réseaux sociaux. Des ONG et des avocats mettent en garde contre des sentences «disproportionnées».

Un voleur de deux boules de glace café et d'un cône, qui risque la prison, un autre ayant dérobé un pack de bouteilles d'eau à 3,50£ écopant de six mois, quatre ans ferme pour avoir incité aux violences via les réseaux sociaux... La justice britannique se montre implacable avec les pilleurs. Sur les 2770 personnes soupçonnées d'être liées aux émeutes, arrêtées la semaine dernière, 1277 ont déjà comparu devant les tribunaux. 64% d'entre elles sont restées en détention. Un taux très élevé. En 2010, seuls 10% des prévenus jugés pour des délits sérieux sont restés derrière les barreaux.

Pour se donner les moyens de délivrer de telles peines, la plupart des magistrats ont renvoyé les émeutiers devant les Crown Courts, un tribunal qui peut délivrer des peines bien plus importantes que les «magistrates' courts» de première instance. Légalement, ces dernières ne peuvent attribuer des peines supérieures à six mois de prison, tandis que la Crown Court

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