Émeutes de 2005 - Fadela Amara : "Beaucoup de choses ont été faites"

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Fadela Amara, ministre de la Ville entre 2007 et 2010, défend la nécessité de la continuité de la politique de la ville.
Fadela Amara, ministre de la Ville entre 2007 et 2010, défend la nécessité de la continuité de la politique de la ville.

Dix ans après les émeutes des banlieues, qui ont vu la République décréter l'état d'urgence, l'ancienne ministre de la Ville de Nicolas Sarkozy Fadela Amara était l'invitée de RMC-BFM TV ce lundi matin. Contre le sentiment général qu'en quarante ans de politique de la ville des moyens considérables ont été déversés en vain sur les quartiers difficiles, elle a défendu son bilan. "Beaucoup a été fait, mais il reste beaucoup à faire", a-t-elle déclaré, citant les efforts de l'éducation prioritaire et la rénovation urbaine défendue par Jean-Louis Borloo. Selon Fadela Amara, la politique de la ville nécessite de la continuité, car les résultats ne peuvent se voir qu'à long terme. Et de s'interroger : où en serait-on si cet argent (150 milliards d'euros, selon la Cour des comptes) n'avait pas été investi dans les quartiers ?

Dynamisme

Interrogé sur un sondage qui montre que, pour sept Français sur dix, les banlieues sont "dangereuses", Fadela Amara a accusé un défaut de perception dont les médias sont en partie responsables. Elle ne nie pas qu'il y ait "des problèmes de délinquance, de trafic, de repli communautaire, de tentation djihadiste", mais ces quartiers "dont elle est issue" sont aussi des réservoirs de talents et de diversité "qui sont "une chance" pour notre pays. En banlieue, dit-elle, la moitié des jeunes de moins de 26 ans souhaitent ainsi fonder leur entreprise pour créer leur propre emploi mais aussi parce...

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