Embryons échangés en Italie: la mère porteuse obtient la garde des bébés

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Embryons échangés en Italie: la mère porteuse obtient la garde des bébés
Embryons échangés en Italie: la mère porteuse obtient la garde des bébés

La justice italienne a finalement tranché, vendredi, dans cette retentissante affaire de bébés échangés qui a tout d'un jugement de Salomon : même si elle n'a pas le même ADN, la mère naturelle d'un enfant est celle qui le met au monde. C'est donc la mère porteuse qui a obtenu gain de cause, après avoir découvert durant sa grossesse que les embryons qu'on lui avait implantés étaient ceux d'un autre couple.

Les parents biologiques ont été déboutés. Ils revendiquaient la garde des deux jumeaux, un garçon et une fille nés en parfaite santé le 3 août dernier. La mère porteuse et son mari, qui les ont aussitôt déclarés à l'état-civil, ne voulaient pas les leur céder. La mère porteuse avait appris, lors de son troisième mois de grossesse, à l'occasion d'un test destiné à déceler d'éventuels problèmes génétiques, que ni elle ni son époux n'étaient génétiquement les parents des jumeaux. 

«Nous avons conscience de leur douleur»

Selon le journal la Stampa, qui a révélé l'affaire en avril dernier, c'est l'hôpital Sandro Pertini de Rome, où les deux couples étaient suivis, qui a commis l'erreur, en raison d'une parfaite homonymie entre les deux couples.  

Après l'accouchement, les parents biologiques se sont dits «heureux que tout se soit bien déroulé», tout en regrettant «de ne pas avoir le plaisir de pouvoir les serrer dans (leurs) bras». L'autre couple a assuré avoir «conscience de leur douleur», et en souffrir, affirmant aussi qu'ils leur avaient proposé de les rencontrer, sans réponse.   

Pas de recours possible en Italie

Tout en reconnaissant le «drame humain» des parents biologiques, la juge Silvia Albano a considéré qu'il y avait «un intérêt substantiel (...) au maintien du lien» entre les enfants et la femme qui les a mis au monde. La cour de Rome a voulu privilégier pour les enfants « la stabilité de leur statut (et) leur droit de vivre avec ce qui est leur ...

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