Embargo russe : comment éviter le pourrissement de la situation ?

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En France, ce sont les maraîchers, les producteurs de lait et les éleveurs de porc et de volailles qui sont les premiers concernés par l'embargo russe décrété le 7 août.
En France, ce sont les maraîchers, les producteurs de lait et les éleveurs de porc et de volailles qui sont les premiers concernés par l'embargo russe décrété le 7 août.

Que faire de nos fruits et de nos fromages coincés aux portes de la Russie ? C'est la question qui anime le monde agricole européen depuis que Vladimir Poutine a décidé de geler les importations des biens agroalimentaires des Vingt-Huit, en représailles aux sanctions économiques infligées par Bruxelles dans le dossier ukrainien. Et ce, alors même que son pays n'est pas autosuffisant et qu'il importe, chaque année, des denrées pour 28 milliards euros (chiffre 2011). Pour rassurer les producteurs, Stéphane Le Foll a reçu ce mercredi trente représentants des filières françaises concernées. À ce problème européen, le ministre de l'Agriculture promet des solutions européennes. Il rencontrera vendredi ses homologues pour un sommet extraordinaire sur le sujet. Face à la crise, tous les pays ne sont pas également touchés par l'embargo russe. La Pologne est en première ligne. Son industrie pommière, entièrement tournée vers l'exportation en Russie, produit pour son voisin 700 000 tonnes par an. De même, les trois quarts des exportations lituaniennes sont mis en danger par ces sanctions. Mesures provisoires En France, la situation est moins critique. Le pays occupe la huitième place mondiale des exportateurs de produits alimentaires en Russie - sixième sur le continent - pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros en 2012. Mais les biens de luxe, comme les spiritueux ou le foie gras, sont épargnés par les mesures de rétorsion. En revanche,...

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  • M4189758 le jeudi 4 sept 2014 à 07:56

    JPi - Sans laisser faire Mr Poutine on aurait pu se débrouiller mieux avec une politique extérieure adaptée. Ils le comprendront en entendant les rires francs des Américains que le moment est venu de s'assoir autour d'une table et de ne plus laisser les 'maires du palais bruxellois' et les américains en charge de notre politique internationnale. Mais pour cela il nous faudrait avoir 'UN' homme politique en Europe.

  • pierry5 le jeudi 4 sept 2014 à 07:53

    Si l'UE continue ses con-neries les produits de luxe et autres vont y passer. Ca va créer surement de l'emploi.

  • squal72 le jeudi 4 sept 2014 à 07:19

    Faut pas oublier que la Russie est l'un des principaux fournisseurs de Gaz en Europe !!!La facture va monter dans les mois à venir !!! C'est encore du politique !!!