Elysée : même à gauche, Hollande fait douter

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Elysée : même à gauche, Hollande fait douter
Elysée : même à gauche, Hollande fait douter

François Hollande peut-il tenir encore trois ans ? C'est « la » question du moment. Elle occupe la une des journaux, revient sur toutes les lèvres à droite où on rêve tout haut de mandat écourté et se trouve même murmurée parmi des rangs de gauche de plus en plus inquiets. Bref, tout serait déjà perdu pour l'hôte de l'Elysée. Vraiment ?

Le « problème » Hollande. Deux raclées électorales historiques en deux mois, un niveau d'impopularité jamais atteint à mi-mandat, des sorties sur le terrain toujours chahutées et, surtout, un lien rompu avec les Français. Rude bilan. « Hollande n'habite pas la fonction. Il y a un effet casque (NDLR : allusion à la une de "Closer"), et puis cet éternel sourire », lâche, cruel, un ancien Premier ministre de droite.

Protégé par les institutions. Une chose est de se demander si le pays reste gouvernable avec un chef de l'Etat aussi fragilisé. Une autre est d'envisager carrément un départ anticipé, qui ouvrirait une crise de régime dont une France engluée dans la crise économique n'a vraiment pas besoin. Surtout, les institutions de la Ve République ont justement été conçues, en pleine guerre d'Algérie, pour garantir la stabilité au sommet. Elles sont le bouclier du président, qu'il soit de droite ou de gauche.

La droite aussi derrière le FN. Dimanche dernier, l'UMP a terminé loin derrière le parti de Marine Le Pen. A l'Elysée, on souligne pour se rassurer -- quitte à frôler le déni -- que la permanence d'un FN fort est une exception française en Europe depuis les années 1980 et ne date pas de l'ère Hollande. Certes, mais c'est la première fois qu'il gagne une élection...

Le salut par les réformes ? Incorrigible optimiste, le président mise sur la réussite de son pacte de responsabilité et sur son fameux « retournement » économique. Surtout, « il est très attaché à ce que le rythme des réformes reste très soutenu », confie un proche ...

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  • frk987 le dimanche 1 juin 2014 à 18:11

    Démission, seule attitude responsable que bien entendu il n'appliquera pas. Les socialos s'accrochent au pouvoir comme des morbachs sur un pubis. Tant mieux, la situation est tellement catastrophique, autant qu'ils endossent la totalité de la facture. Fallait pas y aller en 2012 !!!!

  • bordo le dimanche 1 juin 2014 à 16:09

    La parole au peuple. Dissolution.