Elie Semoun à Dieudionné : «La lettre d'un ami trahi et trompé»

le
0
Elie Semoun à Dieudionné : «La lettre d'un ami trahi et trompé»
Elie Semoun à Dieudionné : «La lettre d'un ami trahi et trompé»

C'est le sketch de quelqu'un qui n'a pas envie de rire. Elie Semoun a réagi à sa façon à la polémique sur Dieudonné en adressant à son ancien comparse une lettre ouverte ce samedi sur Canal+. A mi-chemin entre l'humour et la tristesse, le père des «Petites Annonces» a dénoncé le «délire» antisémite de son ancien ami et évoqué avec nostalgie l'époque où ils étaient, à eux deux, «le symbole de l'antiracisme».

«Je pensais qu'on allait grandir ensemble comme Chevalier et Laspalès, et maintenant tu me fais ton délire...» commence d'emblée Elie Semoun dans la séquence diffusée par l'émission «Clique», le regard bien plus sérieux qu'à l'accoutumée. Avant de moquer l'antisémitisme de Dieudonné, qui lui vaut aujourd'hui l'annulation de tous ses spectacles les uns après les autres : «Il n'oublie jamais l'anniversaire de mon fils, chaque année, il lui envoie un pyjama rayé avec un petit mot : Alors, ça gaze?».

«Dieudo, t'es antisémite»

Elie Semoun entre ensuite dans le fond du sujet et pose la question : «Il a pété un boulard Dieudo?». Avant d'y apporter ses éléments de réponse : «Je suis allé le voir à son théatre. Je voulais mettre une barbe mais sur moi ça fait vite rabbin. Je lui ai dit "Dieudo t'es antisémite" et il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit "Non, mais il y a trop de juifs"». Sans que l'on sache trop si ce dialogue est fictif ou emprunté à la réalité, Elie Semoun prête ensuite à Dieudonné les mots suivants : «Le racisme, c'est l'avenir [...] Je te demande de me laisser le lobby juif [...] Elie t'es mon ami, je te laisse les arabes et les noirs».

Se lançant alors dans une blague douteuse sur les Noirs qui «sentent fort», Elie Semoun s'interrompt immédiatement : «Non, je ne peux pas faire ça. Je ne suis pas raciste [...] On peut pas dire des saloperies et dire après Je rigole !». Et l'humoriste de finir par une touche de nostalgie, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant