Électroménager : les petits magasins résistent

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Findis, plus connu sous ses enseignes ProxiConfort et BlancBrun, double de taille en rachetant Cocélec et ses réseaux Domial et Extra. Une manière de contrer la concurrence des grandes surfaces et d'Internet.

De nombreux réfrigérateurs, fours et chaînes hi-fi ne passent jamais par un magasin Boulanger, Darty ou Conforama. Ils sont vendus dans des milliers de petits magasins (moins de 250 m2), sous des enseignes connues localement. ProxiConfort et BlancBrun, deux d'entre elles présentes dans les régions Est et Ouest (400 magasins), se rapprochent de deux autres enseignes, Extra et Domial (550 magasins), dont les bastions historiques sont le Centre et le Sud.

Ce rapprochement se fait à travers l'acquisition de la centrale Cocélec, à laquelle adhèrent les deux derniers, par Findis, qui fournit ProxiConfort et BlancBrun. «Avec cette acquisition, nous créons le leader de la distribution de produits d'électroménager, image et son pour les magasins de proximité», explique Frédéric Jumentier, président de Findis.

Le nouvel ensemble revendique une part d'environ 15% d'un marché de proximité estimé à 2,5 milliards d'euros. L'objectif de cette course à la taille est double: affronter d'autres centrales d'achats, telles GPdis (magasins Pulsat et Compétence) et Euronics (Gitem et Euronics), qui fait ses achats en commun avec Boulanger depuis 2008. Mais aussi et surtout continuer à exister face aux grandes surfaces spécialisées (But, Conforama…), sans oublier les hypermarchés, les magasins discount et, de plus en plus, les sites Internet.

Un positionnement haut de gamme

Findis n'en est pas à son premier rapprochement: il a mené une vingtaine d'opérations depuis sa création, en 1987, et a été racheté en 2007 par Frédéric Jumentier épaulé par des fonds d'investissement. Aujourd'hui, Findis afficher une progression de ses ventes -estimées à 170 millions d'euros en 2011- de 18% (dont la moitié à nombre de magasins constants) depuis 2007. Au cours de la même période, ses marchés principaux, l'électroménager (blanc) et surtout l'audiovisuel (brun), n'ont cessé de souffrir.

Une partie du secret de la réussite de Findis s'explique par son offre: 3500 références, mais uniquement des marques de moyen-haut de gamme, comme Bosch, Panasonic et Brandt. «Nos fournisseurs réalisent une marge plus élevée avec ces produits. Ils peuvent donc nous en concéder une partie et nous, à notre tour, pouvons rémunérer nos magasins adhérents», détaille Frédéric Jumentier, qui se dit même l'acteur le plus rentable de son secteur. «Les industriels nous voient comme des partenaires stratégiques, alternative de poids au modèle grossiste», ajoute-t-il.

Ce dernier a investi le fruit de l'augmentation de capital «de l'ordre de 10 millions d'euros», récemment réalisée avec Activa Capital notamment, pour le rachat et la relance de Cocélec.

Car Cocélec a beau avoir le même positionnement, il affiche des pertes depuis 2010 et était sur le point de déposer le bilan. «Son organisation n'est pas assez efficace: elle livrait par exemple à partir de treize plates-formes contre quatre pour nous», remarque le président de Findis.

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