Electrolux se tourne vers les émergents après l'échec de GE

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    par Niklas Pollard et Helena Soderpalm 
    STOCKHOLM, 24 février (Reuters) - Electrolux  ELUXb.ST  va 
axer ses efforts sur des acquisitions dans les marchés émergents 
et dans le segment très rentable de l'équipement professionnel 
après l'échec du rachat des activités d'électroménager de 
General Electric  GE.N , a déclaré mercredi le nouveau directeur 
général du groupe suédois. 
    Face à l'opposition des autorités américaines, GE a renoncé 
en décembre à cette opération à 3,3 milliards de dollars (3,0 
milliards d'euros) qui devait permettre à Electrolux de doubler 
ses ventes aux Etats-Unis, forçant ce dernier à chercher 
ailleurs des relais de croissance.   
    Cet échec a aussi entraîné le départ du patron du groupe, 
remplacé par Jonas Samuelson, l'ancien responsable Europe, 
Moyen-Orient et Afrique (EMEA) qui faisait mercredi sa première 
présentation aux investisseurs en tant que directeur général. 
    Electrolux souhaite se développer dans certaines parties 
d'Amérique latine et dans des pays d'Asie tels que l'Inde, 
a-t-il dit en notant que la situation difficile des marchés 
financiers de beaucoup d'économies émergentes n'était pas un 
handicap, bien au contraire. 
    "Clairement, les valorisations ont beaucoup baissé car 
l'évolution des marchés boursiers joue beaucoup sur l'état 
d'esprit des vendeurs. Et puis beaucoup de ces monnaies se sont 
fortement dépréciées", a-t-il expliqué. 
    Jonas Samuelson a aussi dit envisager des acquisitions dans 
le segment des équipements professionnels, pour restaurants et 
laveries automatiques par exemple, qui permet de dégager des 
marges élevées mais ne représente qu'un peu plus de 5% du 
chiffre d'affaires d'Electrolux. 
    "Voilà nos priorités pour le court et le moyen terme", 
a-t-il dit aux journalistes en marge de sa présentation. "Nous 
avons un bilan très très solide (...) qui nous donne des 
munitions quand il s'agit de croissance externe." 
    Le groupe suédois a confirmé projeter une croissance de 2% à 
3% du marché de l'électroménager en Europe occidentale et de 3% 
à 4% en Amérique du Nord, comme il l'avait annoncé en janvier, 
et il a ajouté que la chute des prix des matières premières 
constituerait un élément positif plus important qu'il ne le 
pensait.  
    Il chiffre ainsi à 750 millions de couronnes (80,2 millions 
d'euros) les économies permises par l'effet matières premières 
cette année et non plus à 550 millions comme il le prévoyait 
auparavant.  
 
 (avec la contribution de Sven Nordenstam, Wilfrid Exbrayat et 
Véronique Tison pour le service français) 
 

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