Elections sénatoriales : ce que change la victoire de la droite

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Elections sénatoriales : ce que change la victoire de la droite
Elections sénatoriales : ce que change la victoire de la droite

La droite a retrouvé dimanche la majorité au Sénat avec 190 sièges, tandis que la gauche, qui s'attendait à pire, conserve 156 sièges et que le Front national fait son entrée à la Haute-Assemblée avec deux élus. Après un bail de trois ans - une première pour le PS et ses alliés-, la parenthèse rose se referme donc pour la majorité qui enregistre sa troisième défaite électorale en six mois, après les municipales de mars et les européennes de mai. 

Le sénat passant à droite, quel impact pour le pouvoir de gauche ?

La droite pourra-t-elle bloquer les lois du gouvernement ?

Non car l'Assemblée nationale (où le PS garde la majorité) a toujours le dernier mot. Mais le Sénat peut retarder l'adoption des textes. Ce qu'il ne s'est d'ailleurs pas privé de faire, même pendant ces trois ans où la gauche y était majoritaire. Ce fut le cas sur les projets de loi de finances, les textes sur les retraites, la réforme du marché du travail, la réforme territoriale... Mais il ne pourra pas davantage infléchir la politique du gouvernement. Si ce dernier entend, par exemple, introduire une dose de proportionnelle pour les élections législatives, il pourra le faire puisque le vote d'une simple loi suffit.

Le droit de vote des étrangers est-il enterré ?

Oui. Il faudrait pour cela réviser la Constitution, ce qui nécessite une majorité des deux tiers des parlementaires réunis en congrès. Un tel objectif apparaissait déjà difficile lorsque le Sénat était à gauche. Il est désormais totalement hors de portée. Et cela vaut pour toute autre révision constitutionnelle.

Cette défaite aggrave-t-elle la santé financière du PS ?

En termes de financement public des partis, toute défaite se paye cash. Pour le PS, cela se traduira par une perte évaluée à 40 000 EUR par an et par siège perdu. Les socialistes, qui ont déjà perdu beaucoup de villes au printemps, vont donc devoir se serrer la ceinture. Idem pour le PRG de ...

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  • M5003824 le lundi 29 sept 2014 à 18:27

    Alors Hollande, ta peau de chagrin continue de se retrecir !!!??

  • slivo le lundi 29 sept 2014 à 11:43

    Sénat = EPHAD (etablissement de politiciens hors d'âge décatis).

  • M4484897 le lundi 29 sept 2014 à 11:16

    Remplacer le sénat et une bonne partie des députés par la votation populaire couterait moins cher, pas de salaire mirobolant, pas de retraites pharaoniques et surtout le retour a la DEMOCRATIE!

  • frk987 le lundi 29 sept 2014 à 11:08

    Pour M7097610 : oui le quinquennat a été une erreur absolue, la coïncidence de l'AN et du mandat présidentiel est une HERESIE complète, allons jusqu'au bout de cette logique absurde, suppression de l'AN, à quoi sert-elle si ce n'est à voter les lubies de l'exécutif. Il n'existe plus que deux freins à l'incompétence de FH : le Sénat et le conseil constitutionnel. Et vous voulez supprimer le Sénat...ridicule.

  • frk987 le lundi 29 sept 2014 à 11:02

    Nous sommes bien d'accord sur Monnerville, la véritable épine dans le pied du Général.....Donc c'est bien pour tout cela que "pas touche au Sénat"....par contre réduire le nombre de députés, de sénateurs et de maires, voilà l'urgence absolue.....Et suppression des cantons, des départements.....autre urgence absolue.

  • frenchto le lundi 29 sept 2014 à 10:49

    C'est de mon point de vue une victoire de l'inutile. Le sénat n'a aucune utilité sauf à recaser des politiciens en fin de carrière et pour leur donner un revenu. Un exemple, Robert Hue qui gagne des sous à ne rien faire. C'est juste une gabegie que les contribuables financent

  • M7097610 le lundi 29 sept 2014 à 10:18

    et quand il faut tjs justifier l'utilité, c'est que leur utilité est contestable ! "représentant des collectivités locales..." le sénat fait pourtant partie de la représentation nationale, y compris celle qui ne paie pas d'impôts en France (français de l’étranger) ??? Pourquoi pas un assemblée représentant les plombiers pendant qu'on y est ?

  • M7097610 le lundi 29 sept 2014 à 10:15

    oui, plutôt Monnerville le radical de gauche du Lot il me semble. La V impose une distinction exécutif législatif plus profonde , un peu comme aux Etats Unis. La mandat à 5 ans du président a été une grosse erreur et le place en chef du gouvernement... De fait, il n'y a plus de président qui préside. Juppé ferait un excellent Président mais il faudrait un dynamique premier ministre. De Gaulle voulait fusionner le senat avec le CES, deux machins dont il faut tjs justifier l'utilité...

  • knbskin le lundi 29 sept 2014 à 10:05

    Exact, frk987 ... Je crois que plus qu'Alain Poher, c'est Gaston Monnerville qui avait été le "poil à gratter" de De Gaulle. Monnerville était par ailleurs un homme d'Etat estimable, seule opposition cohérente au Général de 1958 à 1969 (bien que Monnerville ait milité pour le retour du Grand Charles en 1958 ...).

  • frk987 le lundi 29 sept 2014 à 09:58

    Suite de la suite : c'est pour cela que je suis farouchement contre tout candidat âgé, si les entreprises les virent c'est qu'il doit y avoir une raison, mais gérer l'Etat par des vieillards gâteux n'est pas un problème !!!! cf Juppé qui aurait 77 ans en fin de mandat s'il était élu. Belle vision de l'avenir.