Elections : Sarkozy veut surfer sur la vague

le
0
Elections : Sarkozy veut surfer sur la vague
Elections : Sarkozy veut surfer sur la vague

C'est un ténor UMP qui imagine la scène, au soir du second tour des départementales du 29 mars : la France quasi repeinte en bleu et Nicolas Sarkozy intervenant devant les caméras pour proclamer la victoire de son camp. Et tirer la couverture à lui ? « Il sera plus intelligent que ça. En privé, il dira que c'est grâce à lui. Mais en public, il aura la victoire modeste. Il dira que c'est grâce au rassemblement », sourit cet élu.

De fait, l'ancien président ne compte pas dévier de sa stratégie : celle du contre-emploi. Ses fidèles se plaignent de la disparition du Sarkozy « testostéroné », ne reconnaissent pas ce « boss » en apparence calme et posé ? Lui joue à « plus pacificateur que moi, tu meurs », même avec ses ennemis jurés. Certes, il s'irrite en privé de voir NKM ou d'autres quadras songer à briguer la primaire. Mais, comme il dit, « la primaire c'est en 2016, on ne va pas s'user à s'engueuler ! » Ces jours-ci, il s'est même réconcilié avec le député Jérôme Chartier, premier lieutenant de François Fillon. Car Sarkozy sait que le peuple de droite abhorre les divisions et parie qu'une vague bleue sera mise à son crédit en tant que rassembleur et opposant en chef.

« Les régionales seront le vrai combat. Là, c'est l'échauffement »

Officiellement, le patron de l'UMP se refuse à tout pronostic sur les résultats des départementales, mais il rêve d'une « vague immense ». Rue de Vaugirard, on s'attend à une victoire sans bavure, avec un PS historiquement bas et un FN en forte progression de voix, mais qui ne gagnerait qu'un à deux départements. « Le PS va se prendre la raclée de sa vie ! », pronostique un dirigeant du parti. Certains voient plus grand : « Le PS pourrait ne garder que onze départements », souffle un autre. A droite, certains mettent toutefois en garde contre une victoire « cosmétique », due d'abord à une forte abstention et à la division de la gauche, et ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant