Elections en Grèce : Syriza tout près de la majorité absolue

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Elections en Grèce : Syriza tout près de la majorité absolue
Elections en Grèce : Syriza tout près de la majorité absolue

Les Grecs ont donné dimanche une victoire claire au parti de gauche radicale Syriza, qui devance largement Nouvelle Démocratie du Premier ministre sortant conservateur Antonis Samaras. Une victoire pour «écrire l'Histoire» en «laissant l'austérité derrière», a affirmé son leader Alexis Tsipras, premier dirigeant européen élu sur le rejet explicite des politiques drastiques imposées par l'Union européenne (UE).

Selon des résultats encore provisoires, Syriza devait manquer de deux sièges les 151 qui lui auraient permis d'avoir la majorité absolue. Mais il devrait pouvoir aisément trouver des appuis parmi les 13 députés du parti souverainiste des «Grecs indépendants», ou des 17 de «la Rivière», nouveau venu de centre-gauche.

Alexis Tsipras a notamment axé sa campagne sur une réduction de la gigantesque dette (300 milliards d'euros et 175% du PIB) de la Grèce, et sur la possibilité d'augmenter le salaire minimum de 580 à 751 euros, ou de supprimer certains impôts, contre l'avis de la troïka des créanciers de son pays (Banque centrale européenne, Union européenne et Fonds monétaire international). Il a fait comprendre que, tout en respectant les institutions européennes proprement dites, et en n'ayant aucune intention de faire sortir le pays de la zone euro, il ne se considérerait pas tenu par les exigences de la «troïka». 

«Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka», a lancé Alexis Tsipras dimanche soir. Mais il a également annoncé devant ses partisans que le nouveau gouvernement «serait prêt à coopérer et à négocier pour la première fois avec ses partenaires une solution juste, viable et qui bénéficie à tous».

Le succès de Syriza a fait naître l'espoir chez les partis de gauche radicale européens. Pablo Iglesias, le dirigeant de Podemos en Espagne, s'est réjoui que les Grecs aient désormais «un véritable président et non plus un délégué d'Angela Merkel» (la ...

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