Elections en Grande-Bretagne: L'UKIP pose ses conditions

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LONDRES, 15 mars (Reuters) - Le chef de file du Parti de l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui milite pour une sortie de l'Union européenne et un durcissement de la politique migratoire, a exposé dimanche les conditions d'un soutien au cas par cas aux conservateurs du Premier ministre David Cameron si les élections législatives du 7 mai ne produisent pas de majorité. A en croire les sondages, à moins de deux mois du scrutin, aucun parti ne devrait disposer de la majorité absolue à Westminster. L'UKIP pourrait alors jouer un rôle crucial. "Je chercherais à conclure un accord dans lequel nous soutiendrions des votes cruciaux, comme le budget, mais en contrepartie de critères très spécifiques sur un référendum sur l'Union européenne", écrit Nigel Farage dans un livre à paraître et dont le Sunday Telegraph publie des extraits dimanche. Cameron a promis, s'il est réélu, de renégocier les relations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne avant d'organiser avant la fin 2017 un référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Trop tard, écrit Farage. "Les termes de mon accord avec les Tories seraient très précis et très simples. Je veux qu'un référendum équitable ait lieu en 2015." Par équitable, le chef de l'UKIP entend que seuls les détenteurs d'un passeport britannique puissent participer à ce référendum, que les dépenses de campagne soient strictement limitées et que la question soit ainsi libellée: "Souhaitez-vous vivre dans une démocratie libre, indépendante et souveraine ?" L'UKIP, qui a créé la sensation en arrivant en tête des élections européennes en mai dernier, ne détient que deux des 650 sièges de députés du Parlement sortant. Compte tenu du système électoral en vigueur, majoritaire à un tour, où le candidat arrivé en tête remporte la circonscription, il ne devrait en conquérir qu'une poignée de plus en mai. Mais en mordant sur l'électorat de droite, l'UKIP pourrait menacer les chances de réélection de Cameron pour un second mandat de cinq ans. A ce stade de la campagne, le Premier ministre sortant, qui gouverne depuis cinq ans en coalition avec les libéraux démocrates, rejette toute idée d'accord ou de coalition et dit se focaliser sur la bataille électorale pour décrocher la majorité. (Kylie MacLellan; Henri-Pierre André pour le service français)

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