Élections en Allemagne : Leica, de l'argentique à l'univers du luxe...

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Leica affiche désormais un chiffre d'affaires de 321 millions d'euros sur l'exercice clos en mars 2013.
Leica affiche désormais un chiffre d'affaires de 321 millions d'euros sur l'exercice clos en mars 2013.

Un déclic peut parfois tout changer. Leica aurait pu devenir le Kodak des boîtiers photo sans l'arrivée et le talent d'Andreas Kaufman. Cet homme d'affaires autrichien au parcours professionnel plutôt singulier, qui a été séduit par les idées d'extrême gauche avant d'enseigner la littérature dans une école alternative, a racheté en 2006 la participation que le groupe Hermès possédait dans la marque préférée d'Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa. L'inventeur du format 24 x 36 basé à Solms, une ville située à 75 kilomètres de Francfort, était alors au bord du gouffre. Accrochée à ses traditions comme à une bouée de sauvetage, la Rolls de la photographie a longtemps refusé de "céder aux sirènes" du numérique. Décomplexé, Andreas Kaufman a vite décidé de ne plus dépendre entièrement de l'argentique. Pragmatique, il a "osé" s'allier avec des géants japonais pour acquérir les technologies que ses modestes moyens ne lui permettaient pas de développer tout seul. Son groupe a en conséquence signé des partenariats avec Kodak et Fujitsu. Sa collaboration avec Panasonic, pour qui l'allemand fabriquait des lentilles pour les boîtiers numériques Lumix, a aussi été renforcée. Le géant nippon lui fournit ainsi la technologie qui lui permet de commercialiser ses nouvelles gammes C-Lux, D-Lux et V-Lux. Parallèlement, les ingénieurs du fabricant ont mis au point des boîtiers numériques très haut de gamme afin de séduire les plus...

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