Élections en Allemagne : le modèle de cogestion perdure malgré des tensions

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Photo d'illustration.
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Le modèle de cogestion (Mitbestimmung) mis en place en Allemagne a longtemps été cité comme une des principales causes de la réussite économique de notre voisin. Les négociations entre le patronat et les syndicats de branche ont souvent permis d'éviter des conflits durs et coûteux. Ce système confère en effet un pouvoir important aux salariés dans la gouvernance de l'entreprise. Les représentants du personnel au conseil de surveillance ont des droits concernant les questions de gouvernance et les affaires économiques. Ils doivent notamment approuver la nomination des dirigeants ainsi que les investissements à enclencher et les restructurations à opérer.

"Quand j'ai quitté la France, je passais 70 % de mon temps avec les syndicats et les représentants du personnel dans des confrontations qui n'aboutissaient à rien, se souvient Alain Caparros, l'ancien patron d'Aldi France, qui dirige aujourd'hui Rewe, le deuxième distributeur outre-Rhin. En Allemagne, les discussions avec les syndicats sont dures mais constructives." L'ancien patron des hypermarchés Real et des magasins de Cash & Carry de Metro pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord confirme ce constat. "En Allemagne, il faut souvent plus de temps pour trouver un compromis, mais quand la décision est prise, tout roule", nous expliquait Joël Saveuse, qui a dirigé Carrefour en Europe. "En France, on discute, on trouve un accord, et trois jours plus tard, tout le...

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