Élections en Allemagne : Angela Merkel, la "chancelière Téflon"

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La grande chance d'Angela Merkel : avoir toujours été sous-estimée.
La grande chance d'Angela Merkel : avoir toujours été sous-estimée.

Les sondages la donnent grande favorite pour remporter un troisième mandat consécutif à la chancellerie fédérale. Angela Merkel est en voie de réussir une passe de trois que seul Helmut Kohl était parvenu à réaliser dans l'histoire allemande de l'après-guerre. Comment cette ancienne Allemande de l'Est que son "mentor" surnommait "Mädchen" ("gamine") et que Gerhard Schröder comparait en 2005 à une "petite église de campagne (qui devait rester) dans son village" a-t-elle pu en arriver là ? La chancelière fédérale n'a en effet jamais eu les envolées lyriques de ses deux prédécesseurs et son physique plutôt ingrat en a longtemps fait la cible de nombreuses railleries. Là est peut-être la clé du mystère : cette physicienne-chimiste de formation, qui a vécu pendant 35 années de l'autre côté du mur de Berlin, a fait de ses "défauts" ses principales forces. N'a-t-elle pas avoué un jour que sa plus grande "chance fut d'être sous-estimée" ?De son passé, on ne connaît pas grand-chose. Née en 1954 à Hambourg, elle est partie à l'automne de la même année en RDA où son père avait obtenu son premier poste de pasteur. Tout récemment, un journaliste du réputé quotidien munichois Süddeutsche Zeitung a révélé dans une biographie intitulée Angela Merkel, la chancelière et son monde que la chef du gouvernement était "à un quart polonaise". Son père, qui est mort en 2011, ne s'appelait en effet pas Horst Kasner à sa naissance...

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