Elections américaines : Hillary Clinton au supplice

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La candidate démocrate à la présidentielle de novembre, Hillary Clinton, lors de la Convention nationale de la Légion américaine, à Cincinnati, dans l'Ohio, le 31 août.
La candidate démocrate à la présidentielle de novembre, Hillary Clinton, lors de la Convention nationale de la Légion américaine, à Cincinnati, dans l'Ohio, le 31 août.

Depuis mars 2015, pas un mois ne s’est passé sans que l’« affaire des e-mails » du secrétariat d’Etat ne vienne empoisonner la campagne de la candidate démocrate.

Encore un peu de patience et on finira par obtenir le droit de visiter le « basement » (sous-sol) de la maison Clinton, à Chappaqua, près de New York. C’est là qu’avait été installé le fameux serveur privé qu’Hillary Clinton utilisait de manière discrétionnaire lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine (2009-2013). Un serveur à l’origine des maux sans fin de la candidate démocrate à la présidentielle du 8 novembre.

Lorsqu’en désespoir de cause, au terme d’une défense à reculons, la porte du « basement » sera poussée, on pourra alors le comparer avec l’idée qu’on s’en fait : le serveur posé entre l’ancien vélo de Chelsea, qu’on a gardé pour quand les petits-enfants viendront en vacances, et l’armoire où Hillary Clinton a serré ses souvenirs de secrétaire d’Etat, dont la collection complète des photos de ses poignées de main avec la chancelière allemande Angela Merkel et les insignes de la Légion d’honneur des Philippines.

On ne sait pas pour l’instant pour le « basement » lui-même, mais la campagne Clinton a donc un problème d’infiltrations. Le fameux supplice de la goutte d’eau qui finit par rendre fou.

Dix-huit mois déjà que l’ancienne First lady y est soumise, par sa faute. Depuis mars 2015, pas un mois sans qu’une brassée de courriers électroniques ne soit livrée au public ou qu’un juge ne soit sollicité par les groupes conservateurs lancés aux basques de la démocrate pour fouiller plus encore dans son passé.

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