Election présidentielle au Gabon, neuf candidats face à Bongo

le
0
    LIBREVILLE, 27 août (Reuters) - Les électeurs gabonais sont 
conviés aux urnes ce samedi pour un scrutin qui pourrait 
constituer le plus grand défi à ce jour pour le chef de l'Etat 
sortant, Ali Bongo, dont la famille dirige le pays depuis près 
d'un demi-siècle. 
    Agé de 57 ans, Ali Bongo a succédé en 2009 à son père Omar 
Bongo, mort après 42 années au pouvoir, et il a remporté 
l'élection organisée la même année. 
    Le système électoral à un tour favoriserait plutôt le 
sortant, mais l'unité de l'opposition pourrait avoir raison de 
l'avantage institutionnel dont bénéficie Ali Bongo après les 
décennies passées par sa famille au pouvoir. 
    Les bureaux de vote fermeront leurs portes à 18h00 locales 
(17h00 GMT) mais les résultats ne sont pas attendus avant lundi 
ou mardi. Les frontières, terrestres et maritimes, ont été 
fermées vendredi à minuit et le resteront jusqu'à samedi minuit. 
    Ali Bongo est opposé à neuf autres candidats, contre 22 lors 
de la précédente présidentielle. Le bulletin de vote porte en 
fait 11 noms, mais l'un d'eux, Roland Désiré Aba'a, s'est retiré 
de la course il y a deux jours. 
    Le principal adversaire d'Ali Bongo est un diplomate 
chevronné, l'ancien ministre des Affaires étrangères Jean Ping. 
Agé de 73 ans, il a notamment occupé les fonctions de président 
de la commission de l'Union africaine et de président de 
l'Assemblée générale des Nations unies. 
    Cet allié et protégé d'Omar Bongo a pris ses distances avec 
Ali Bongo et a quitté le parti au pouvoir en 2014. 
    Durant la campagne électorale, il a misé sur le 
mécontentement né de la stagnation du niveau de vie dans ce pays 
pétrolier, qui compte moins de deux millions d'habitants. 
    "Les Gabonais souffrent. Nous ne sommes pas bien payés, nos 
enfants ne vivent pas dans de bonnes conditions. C'est pourquoi 
j'ai voté en faveur du changement", a expliqué Marie-Ange N'no, 
fonctionnaire de 40 ans, devant un bureau de vote de la capitale 
Libreville. Elle n'a toutefois pas dévoilé vers qui était allé 
son choix. 
 
 (Gerauds Wilfried Obangome; Eric Faye pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant