Election houleuse du président de la Métropole de Marseille

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JEAN-CLAUDE GAUDIN ÉLU PRÉSIDENT DE LA MÉTROPOLE DE MARSEILLE
JEAN-CLAUDE GAUDIN ÉLU PRÉSIDENT DE LA MÉTROPOLE DE MARSEILLE

MARSEILLE (Reuters) - Jean-Claude Gaudin a été élu lundi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence au terme d’une séance inaugurale houleuse, marquée par un imbroglio juridique et le départ de la salle des élus de la communauté du pays d’Aix-en-Provence.

Les nombreux opposants à la Métropole, de toutes couleurs politiques, avaient annoncé avant le scrutin leur intention de déposer des recours devant la justice pour faire annuler l'élection du sénateur-maire Les Républicains de Marseille.

Ils s’appuient sur deux décisions du tribunal administratif de Marseille qui a suspendu vendredi les arrêtés préfectoraux qui donnaient la composition du conseil métropolitain. Le gouvernement, qui a décidé samedi de se pourvoir en cassation auprès du Conseil d'Etat, était favorable au maintien de l'installation du conseil métropolitain lundi.

Projet phare du gouvernement socialiste, la Métropole Aix-Marseille-Provence est censée devenir la plus importante de France. Elle doit regrouper six intercommunalités sur un territoire de plus de 3.000 km2 et 1,8 million d'habitants.

"Si je dois être contesté, je suis prêt, il faut aller de l’avant", avait déclaré avant le scrutin Jean-Claude Gaudin, largement élu face à un opposant à la Métropole, Hervé Fabre-Aubrespy, maire Les Républicains de Cabriès.

Présidente de séance en tant que doyenne d’âge des présidents des six intercommunalités dissoutes au 1er janvier prochain pour laisser place à la Métropole, Maryse Joissains, maire Les Républicains d’Aix-en-Provence, a refusé de faire procéder au vote et a clôturé la séance.

Mais le président Les Républicains de la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole, Guy Teissier, a pris sa succession et a fait procéder au vote des 141 conseillers métropolitains qui n’avaient pas quitté la salle.

"Je n’ai fait qu’appliquer une décision de justice, le vote ne pouvait pas avoir lieu puisque l’assemblée n’était pas constituée. Même si on est à Marseille, on doit respecter la loi", a dit Maryse Joissains à Reuters. "J’ai clôturé la séance, les autres font ce qu’ils veulent, il s’agit ensuite d’une réunion privée. Il y aura forcément des recours contre cette annulation", a-t-elle poursuivi.

La Métropole marseillaise est un sujet qui divise les élus locaux à l’intérieur même des partis politiques, le PS et les Républicains comptant des partisans et des adversaires acharnés.

Sa naissance lundi a été l’occasion d’une cacophonie tout le week-end. Après avoir plaide pour son maintien vendredi malgré les arrêts du tribunal administratif de Marseille, Jean-Claude Gaudin avait annoncé samedi soir l’annulation de la séance inaugurale du conseil métropolitain.

(François Revilla, édité par Yves Clarisse)

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  • am013 le lundi 9 nov 2015 à 16:15

    quelle honte d'être marseillais et je le suis en plus

  • M2248222 le lundi 9 nov 2015 à 15:41

    1650 élus pour 22 régions 1700 élus pour 13 régions chercher l'erreur

  • lorant21 le lundi 9 nov 2015 à 15:21

    Ah, tous ces petits zélus qui veulent garder les nonos à ronger.. qu'ils s'en fassent pas, on leur trouvera bien une petite rente aux frais du contribuables. Déjà que pour le regroupement des régions,ils ont obtenus qu'il n'y ait pas un seul élu de moins.. miam miam...

  • janaliz le lundi 9 nov 2015 à 14:10

    Marseille n'est pas devenue, mais est comme cela depuis 1945 et l'avènement d'un certain ministre de mimi...

  • janaliz le lundi 9 nov 2015 à 14:01

    Citoyens, debout ! Il faut les virer tous ! rdv en décembre !

  • janaliz le lundi 9 nov 2015 à 13:57

    La galéjade est la spécialité du récipiendaire. Là pour le coup c'en est une vraie. La France de main en marche sur un déni de démocratie...

  • M7097610 le lundi 9 nov 2015 à 13:55

    A 80 piges, c'est un beau symbole de dynamisme !