Election au Niger où Mahamadou Issoufou brigue un deuxième mandat

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    NIAMEY, 21 février (Reuters) - Les bureaux de vote ont 
ouvert dimanche au Niger où le président  Mahamadou Issoufou 
brigue un deuxième mandat sur la promesse d'éradiquer la menace 
islamiste et de développer l'économie d'un des pays les plus 
pauvres de la planète. 
    Quatorze autres candidats sont en lice, dont Seyni Oumarou, 
chef de file de l'opposition, qui se présente sous les couleurs 
du Mouvement national pour la société de développement fondé par 
l'ex-président Mamadou Tandja. 
    Le chef de l'Etat a promis de moderniser l'armée et les 
services de sécurité, et de développer les activités minières, 
notamment l'extraction d'or et de phosphate. 
    Le Niger produit également de l'uranium et du pétrole mais 
reste lanterne rouge au classement de l'Onu établi sur la base 
de l'Indice de développement humain (IDH) et possède l'un des 
taux de natalité les plus élevés au monde. 
    Les détracteurs du président sortant se disent victimes 
d'une vague d'arrestation et de manoeuvres d'intimidation. Hama 
Amadou, ancien président de l'Assemblée nationale et candidat du 
Mouvement démocratique nigérien, a été interpellé en novembre à 
son retour d'exil et a passé la campagne électorale derrière les 
barreaux pour une affaire de trafic de bébés impliquant l'une de 
ses deux épouses. 
    Sur le plan stratégique, le Niger se considère comme un pôle 
de stabilité, alors que les pays voisins -- Mali, Libye et 
Nigeria -- sont tous confrontés à des guérillas islamistes, mais 
les violences débordent parfois sur son territoire. Plusieurs 
attentats suicides ont notamment été imputés récemment aux 
djihadistes nigérians de Boko Haram. 
 
 (Abdoulaye Massalaki,; Nicolas Delame et Jean-Philippe Lefief 
pour le service français) 
 
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