Election américaine : Hollande pris de court

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Election américaine : Hollande pris de court
Election américaine : Hollande pris de court

Les traits tirés, la mine des mauvais jours. Lorsqu'il prend place derrière le pupitre pour une conférence de presse montée en catastrophe à l'Elysée après le Conseil des ministres, François Hollande félicite froidement Donald Trump pour sa victoire, « comme il est naturel entre deux chefs d'Etats démocratiques ». Une allocution aussi brève que formelle à l'issue d'une nuit sans sommeil.

 

Le président a suivi heure par heure cette soirée électorale à rebondissements qui aura fait mentir tous les sondages prédisant une victoire de la démocrate Hillary Clinton. Au fil de la nuit et des échanges par textos avec son conseiller diplomatique, Jacques Audibert, le chef de l'Etat sent le vent tourner. Le matin, il apprend en même temps que le reste du monde le sacre du milliardaire à la tête des Etats-Unis. C'est le choc. Un scénario improbable que les autorités françaises avaient refusé d'envisager. Ce n'est que mercredi en fin d'après-midi que la cellule diplomatique a mis la dernière main à la lettre protocolaire de félicitations que le président a adressée à son nouvel homologue, qu'il n'a jamais rencontré.

 

« Il faut une clarification sur certaines déclarations de campagne »

 

Hollande n'a pourtant jamais caché son aversion pour ce candidat républicain aussi provocateur qu'insaisissable. Le 2 août, devant la presse, il avouait même éprouver un « sentiment de haut-le-cœur » à l'égard de Trump. Et dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça... », de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, il qualifiait ainsi son comportement : « C'est un être vulgaire dans tous les sens du terme. » Il est vrai que, avec ses positions à l'emporte-pièce, l'Américain est aux antipodes de la synthèse hollandaise. « Son élection ouvre une période d'incertitude », s'est inquiété mercredi le chef de l'Etat. Les pommes de discorde ne manquent pas. « Il faut une clarification sur certaines déclarations de ...

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  • C177571 il y a un mois

    C'est celui qui a été élu par les BOBOS des médias, le show bizz, les journalistes des inrocks, les juges du SM etc... Tous les donneurs de leçons surpris de l'élection de Trump. Tout ce beau monde est à virer .....

  • C177571 il y a un mois

    Qui c'est Hollande?

  • BARIL22 il y a un mois

    Sa mine des mauvais jours sera en plus expressive en mai 2017 !

  • rodde12 il y a un mois

    Pour être clairs et lucides il faut se rendre compte que depuis une quarantaine d'années , Pompidou, nous avons laissé s'installer une administration toute puissante qui a complètement absorbé le secteur productif. D'où la baisse de la balance commerciale, la hausse des prélèvements des impôts , des emprunts et la toute puissance d'une presse stipendiée et de l'administration. Cela finira quand il n'y aura plus que les fonctionnaires pour payer des impôt qui serviront à payer les fonctionnaires.

  • cavalair il y a un mois

    Trump se contre balance d'Holland. Il ne le rencontrera pas avant son depart

  • black_op il y a un mois

    Il pourra se vanter de s'être planté de "A à Z". Spéciale dédicace à notre diplomatie incapable de prévoir une lettre de félicitations et surtout à notre ambassadeur US qui devrait être révoqué après ses 2 tweets nocturnes...

  • M6445098 il y a un mois

    Hollande pris de court, comme d'hab! Trump entrant en fonction le 21 janvier 2017, et Hollande dégageant au mois de mai, Trump n'aura donc pas à rencontrer ou dialoguer avec lui, il le fera avec son successeur. à quoi bon perdre son temps avec quelqu'un d'aussi insignifiant?!

  • godste il y a un mois

    FH me donne des hauts le coeur

  • M1765517 il y a un mois

    SUFFISANCE SOS ! Comme d'hab

  • milano12 il y a un mois

    on verra quand il va devoir faire la passation avec marine