El Khomri valide le licenciement d'un délégué CGT d'Air France

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    PARIS, 8 août (Reuters) - Myriam El Khomri a validé le 
licenciement d'un délégué CGT d'Air France  AIRF.PA  poursuivi 
dans l'affaire dite "des chemises arrachées" lors d'un comité 
central d'entreprise en octobre 2015, a annoncé le ministère du  
Travail lundi.  
    "A l'issue d'une analyse longue et minutieuse des faits 
survenus le 5 octobre 2015 en marge du comité central 
d'entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments 
portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une 
gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié 
protégé", peut-on lire dans un communiqué.  
    "Cette décision est cohérente avec le licenciement des 
quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne 
bénéficient d'aucun mandat syndical et dont le cas n'est donc 
pas soumis à l'autorisation de l'inspection du travail", ajoute 
le ministère.  
    Le salarié concerné conserve la possibilité de former un 
recours de la décision de la Direction générale du travail 
devant le  tribunal administratif, précise-t-il. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de la 
part d'Air France comme de la CGT. 
    Le 5 octobre 2015, le directeur des ressources humaines 
d'Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l'activité 
long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par 
des salariés furieux après l'annonce de 2.900 suppressions de 
postes. 
    Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, 
chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. 
D'autres cadres avaient été molestés et des vigiles blessés.   
    Le procès des salariés d'Air France poursuivis dans cette 
affaire a été renvoyé aux 27 et 28 septembre.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou) 
 

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  • M8252219 il y a 4 mois

    Le gouvernement va lui proposer une place comme au Paon.