El Khomri-Martinez : «Les désaccords se sont confirmés», affirme le patron de la CGT

le , mis à jour à 11:07
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El Khomri-Martinez : «Les désaccords se sont confirmés», affirme le patron de la CGT
El Khomri-Martinez : «Les désaccords se sont confirmés», affirme le patron de la CGT

Philippe Martinez est arrivé peu avant 8 heures au ministère du Travail, où il a été accueilli par Myriam El Khomri pour une rencontre inédite depuis le début de la contestation sociale contre la loi Travail. «On va remettre nos propositions. On va faire le point», a déclaré le secrétaire général de la CGT à son arrivée. La ministre avait accusé récemment la CGT de pratiquer «la politique de la chaise vide» et l'avait exhortée à «faire des propositions». «Nous, on est toujours constructifs», a assuré Philippe Martinez juste avant.

 

Les points de vue ne se sont pas rencontrés. «Il y a des points de désaccords entre la CGT et le gouvernement sur des choses de fond, ces désaccords se sont confirmés aujourd'hui», a effectivement déclaré à sa sortie de la rencontre le responsable cégétiste, citant parmi « six points essentiels » le «respect de la hiérarchie des normes» ainsi que les questions « des licenciements économiques, de la médecine du travail, du référendum » d'entreprise. « Il faut retirer ou réécrire ces articles », a-t-il insisté, et jugeant qu'il n'y a «aucune raison» de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.

 

De son côté, la ministre du Travail a confirmé qu'aucun « consensus » n'avait été trouvé. Mais cela « ne veut pas dire que nous ne sommes pas en capacité de mieux travailler ensemble », a-t-elle ajouté. « Nous avons des désaccords, ce n'est pas nouveau », a rappelé Myriam El Khomri. La ministre a assuré qu'elle allait « bien sûr regarder » les propositions faites par la CGT dans son bureau ce matin. « A chacune des étapes parlementaires, nous avons enrichi le texte », a-t-elle poursuivi. « L'enrichir, oui, mais sans en dénaturer la philosophie, notamment la question de la primauté de l'accord d'entreprise en matière de temps de travail », a-t-elle précisé, fermant la porte à la principale revendication du ...

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  • b.renie il y a 11 mois

    El Khomri-Martinez : «Les désaccords se sont confirmés», affirme le patron de la CGT Pardi c'était évident Car l'article 2 de la loi entame le pouvoir politique accordé aux syndicats par le système en vigueur. C'est pourquoi il faut promouvoir cet article. Mais il faudra aussi s'intéresser aux financements qui sont plus que douteux

  • CHANOMAR il y a 11 mois

    Tien il y a longtemps qu on avait pas vu un forum pro Hollande et Valls parce que el Khromi est tous juste un fusible qui connait rien au travail et au loi comme se forum de gros bébé né avec une cuillere en argent

  • j.petitp il y a 11 mois

    Il faut couper les vivres aux syndicats en mettant fin au tuyau qu'ils ont mis sur la formation permanente et sur leur participation à la gestion de la protection sociale . Ils ne doivent vivre que sur leurs cotisants, c'est à dire pas grand chose.

  • SuRaCtA il y a 11 mois

    Sinon être un désacord avec la CGT qui ne représente les intérets que de fonctionnaires protégés pour un gouvernement cencé représenter l'intéret général, c'est on ne peut plus logique...

  • SuRaCtA il y a 11 mois

    Il ne reste déjà plus grande chose dans cette loi travail par raport à la version de départ, le gouvernement peut plus reculer maintenant...

  • 445566ZM il y a 11 mois

    Tous les gouvernements reculaient devant les exigences des syndicats, par facilité, par lâcheté. Mais le gouvernement actuel se trouve le dos au mur. L'application de l'article 2 permettrait l'expression des salariés par des référendums à bulletin secret, avec moins d'importance pour les syndicalistes, surtout ceux "descendu de la branche".

  • Berg690 il y a 11 mois

    neutro croirait-il au père Noël?

  • rraclot il y a 11 mois

    Aujourd'hui il y a les brigades " d'actions " de la CGT .. DEMAIN Martinez fera appel aux brigades "internationales " pour obtenir satisfaction... On casse... On casse!!

  • neutro il y a 11 mois

    @inextens: la loi Travail n'est nullement imposée par Bruxelles, c'est une loi qui permet de sortir de la dictature des syndicats d'extrême gauche anti-réformistes et ainsi espérer des accords d'entreprises constructifs pour l'emploi.Tout gouvernement responsable aurait faire cela depuis longtemps et sans Bruxelles...

  • akelacca il y a 11 mois

    c'est déjà mieux que sur l'assurance chômage. La CGT refuse même d'y signer le constat de désaccord.