El Khomri juge "absurdes" les craintes des jeunes sur sa loi

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MYRIAM EL KHOMRI JUGE "ABSURDES" LES CRAINTES DES JEUNES SUR LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL
MYRIAM EL KHOMRI JUGE "ABSURDES" LES CRAINTES DES JEUNES SUR LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Myriam El Khomri a jugé jeudi "absurdes" les craintes des jeunes sur le projet de réforme du Code du Travail à l'heure où une vingtaine d'organisations de la jeunesse marquées à gauche appellent à la mobilisation contre ce texte.

La ministre du Travail, remise d'une chute qui l'a obligée mardi à annuler ses rendez-vous, a repris ses consultations avec les partenaires sociaux, qui seront aussi reçus à partir de la semaine prochaine par le Premier ministre, Manuel Valls.

"Dans notre pays, près de 86% des embauches se font en CDD (contrats à durée déterminée), près de 50% sont des CDD de moins d'une semaine, ce n'est pas de la précarité, c'est de l'hyper-précarité", a-t-elle rappelé sur France 2.

"C'est absurde que les jeunes aient peur de cette loi parce que ce sont eux les victimes de cette hyper-précarité", a-t-elle poursuivi. "Cette loi est faite justement pour que les jeunes (...) puissent rentrer plus facilement sur le marché du travail en étant en contrat à durée indéterminée."

Elle a néanmoins estimé qu'il fallait trouver un "point d'équilibre" dans ce projet de loi critiqué par l'ensemble des syndicats, une partie de la majorité et même du patronat.

"Je souhaite aller jusqu'au bout", a-t-elle ajouté. "Le temps de la concertation est nécessaire, le temps du débat, le temps du dialogue, et il permettra des amendements, il permettra de retrouver un juste point d'équilibre."

"Je ne confonds pas persévérance et intransigeance ; néanmoins il faut avancer", a-t-elle conclu.

François Hollande et Manuel Valls, qui ont pris acte de l'opposition irréductible de la CGT et de Force ouvrière à ce projet de réforme, ont choisi pour coeur de cible les syndicats réformistes, CFDT en tête, et le Medef.

Le chef de l'Etat et le Premier ministre entendent consacrer les 15 jours à venir à tenter de répondre aux critiques des syndicats réformistes sans dénaturer un texte déjà "prévendu" auprès de ses adhérents et des autorités européennes par le Medef, principale organisation patronale.

Les principales organisations syndicales avaient rendez-vous jeudi matin au siège de l'Unsa pour tenter de s'entendre sur des contre-propositions.

Une partie de ces organisations, les plus remontées contre le projet de loi, ont prévu de se retrouver au siège de la CGT dans l'après-midi pour envisager dès maintenant une journée d'action à la fin du mois.

La CFDT, principal syndicat réformiste, n'avait pas, pour sa part, prévu de participer à cette seconde réunion.

"On n'exclut pas l'idée qu'il faudra peut-être à un moment aller se mobiliser, y compris aller dans la rue pour protester si les mesures ne nous conviennent pas", a déclaré à France Info sa secrétaire générale adjointe, Véronique Descacq.

"Simplement, on a un rendez-vous lundi (avec Myriam El Khomri). Donc attendons après lundi de savoir ce qu'on fera."

Plus d'une vingtaine d'organisations de jeunes, dont le syndicat étudiant Unef, pourtant proche du Parti socialiste au pouvoir, et des syndicats lycéens, ont en revanche déjà appelé à une journée d'action nationale le 9 mars.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • ANOSRA il y a 9 mois

    Sa loi ? C'est celle de Macron, remodelée par Matignon qui va reculer sur l'essentiel pour la vider de son contenu ?

  • ppww il y a 9 mois

    aucun argument. Simplement: je vais jusqu'au bout, il faut avancer, croyez moi etc. Encore une qui n'a pas le niveau de ses responsabilités. On se demande comment des gens aussi incompétents peuvent arriver à de tels postes