El Comandante Chávez, l'autre football argentin

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El Comandante Chávez, l'autre football argentin
El Comandante Chávez, l'autre football argentin

Alors qu'Andrés Chávez est incertain pour le retour de la demi-finale de Sudamericana qui a lieu ce soir au Monumental de River, tout Boca tremble. A l'heure de partir à la guerre pour de bon, les Génois aimeraient pouvoir compter sur leur Comandante. Un attaquant gaucher rapide et puissant, qui attaque sans relâche, joue sans respirer et presse comme un pitbull. Bref, un joueur à l'image de la réalité de ce football argentin un peu hystérique."On pensait qu'il allait devenir karateka"
Salto, un bled de la province de Buenos Aires, à 200 kilomètres de la capitale. Sur les trois kilomètres de route qui les mènent au Club Sports Salto, les petits El Negro et Marcelo ont sept et six ans. Chaque jour, ils s'arrêtent à une boulangerie pour récupérer les pâtisseries invendues de la veille et font la même chose au retour chez un marchand de légumes. El Negro, c'est Andrés Eliseo Chávez. Marcelo, c'est César Marcelo Meli. Aujourd'hui, à 23 et 22 ans, les deux sont titulaires à Boca Juniors. Des potreros de Salto, ils n'ont pas ramené la technique ni le flair. Eux, ils y ont appris la sérénité face aux répétitions de duels, la puissance et la vitesse. Meli est un milieu léger mais supersonique, ayant le sombre rôle de combler les déséquilibres de sa propre équipe. Plus haut, Chávez est un attaquant-ailier puissant aux jambes de fer, qui encaisse les coups et donne l'impression que le ballon ne s'arrête jamais de rouler. "On pensait qu'il allait devenir karateka. Il aimait bien la boxe, aussi. Il donnait toujours des coups et l'école nous appelait pour se plaindre ", raconte son père Alberto au journal Clarin.

Petit, Andrés suivait son père sur les chantiers. Jusqu'au jour où Banfield remarque la force du jeune homme, à 15 ans. "C'était dur de le laisser partir. Finalement, il a pris un sac noir, il a mis une casquette et il s'en est allé d'un coup", poursuit le papa. A Banfield, Chávez entre au centre de formation et étonne une nouvelle fois par son physique. Silvio Marzolini, ex-international et entraîneur de Boca, raconte : "C'est l'un de ces joueurs qui n'a jamais été petit. Jeune, il avait déjà une force incroyable, je n'ai jamais vu un joueur avec autant de puissance." Aujourd'hui, cela donne 1m85 pour 85 kilos. C'est finalement Sebastian Méndez qui le fera à Banfield à l'occasion de la dernière journée du tournoi de fermeture 2011 : "Il était surprenant parce que même en jouant attaquant, il courait autant voire plus que les milieux." Un joueur similaire ? "Podolski, peut-être. Un neuf qui écarte bien le terrain, mais il a moins de puissance. Ce n'est pas évident de trouver quelqu'un avec les caractéristiques d'El Negro." A Banfield, Chávez marque ses premiers buts, reste sur le navire malgré une relégation,...


"On pensait qu'il allait devenir karateka"
Salto, un bled de la province de Buenos Aires, à 200 kilomètres de la capitale. Sur les trois kilomètres de route qui les mènent au Club Sports Salto, les petits El Negro et Marcelo ont sept et six ans. Chaque jour, ils s'arrêtent à une boulangerie pour récupérer les pâtisseries invendues de la veille et font la même chose au retour chez un marchand de légumes. El Negro, c'est Andrés Eliseo Chávez. Marcelo, c'est César Marcelo Meli. Aujourd'hui, à 23 et 22 ans, les deux sont titulaires à Boca Juniors. Des potreros de Salto, ils n'ont pas ramené la technique ni le flair. Eux, ils y ont appris la sérénité face aux répétitions de duels, la puissance et la vitesse. Meli est un milieu léger mais supersonique, ayant le sombre rôle de combler les déséquilibres de sa propre équipe. Plus haut, Chávez est un attaquant-ailier puissant aux jambes de fer, qui encaisse les coups et donne l'impression que le ballon ne s'arrête jamais de rouler. "On pensait qu'il allait devenir karateka. Il aimait bien la boxe, aussi. Il donnait toujours des coups et l'école nous appelait pour se plaindre ", raconte son père Alberto au journal Clarin.

Petit, Andrés suivait son père sur les chantiers. Jusqu'au jour où Banfield remarque la force du jeune homme, à 15 ans. "C'était dur de le laisser partir. Finalement, il a pris un sac noir, il a mis une casquette et il s'en est allé d'un coup", poursuit le papa. A Banfield, Chávez entre au centre de formation et étonne une nouvelle fois par son physique. Silvio Marzolini, ex-international et entraîneur de Boca, raconte : "C'est l'un de ces joueurs qui n'a jamais été petit. Jeune, il avait déjà une force incroyable, je n'ai jamais vu un joueur avec autant de puissance." Aujourd'hui, cela donne 1m85 pour 85 kilos. C'est finalement Sebastian Méndez qui le fera à Banfield à l'occasion de la dernière journée du tournoi de fermeture 2011 : "Il était surprenant parce que même en jouant attaquant, il courait autant voire plus que les milieux." Un joueur similaire ? "Podolski, peut-être. Un neuf qui écarte bien le terrain, mais il a moins de puissance. Ce n'est pas évident de trouver quelqu'un avec les caractéristiques d'El Negro." A Banfield, Chávez marque ses premiers buts, reste sur le navire malgré une relégation,...


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