Eiffage porte plainte dans l'affaire de proxénétisme de Lille

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PARIS (Reuters) - Le groupe de travaux publics Eiffage a annoncé lundi avoir déposé plainte dans l'affaire de proxénétisme de Lille dans laquelle un de ses salariés est mis en examen et écroué.

Huit personnes, dont le commissaire divisionnaire Jean-Christophe Lagarde, chef de la sûreté départementale du Nord, sont déjà mises en examen dans ce dossier où le nom de Dominique Strauss-Kahn est cité. Quatre sont écrouées.

David Roquet, directeur d'une filiale du groupe Eiffage dans le Nord-Pas-de-Calais, a été mis en examen pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" et a déclaré avoir financé avec l'aval de son entreprise des voyages aux Etats-Unis et à Paris afin de mettre des prostituées à la disposition de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international.

"Le Groupe Eiffage, qui entend se constituer partie civile dans l'instruction actuellement en cours à Lille, a déposé une plainte lundi 24 octobre auprès du parquet de Lille contre toute personne et notamment tout salarié ayant participé aux faits poursuivis dans ce dossier", peut-on lire dans un communiqué du groupe. "Eiffage rappelle sa volonté de pleinement coopérer à la manifestation de la vérité."

La société, qui avait déjà annoncé la mise à pied de David Roquet vendredi dernier, a gagné l'appel d'offres pour la construction du Grand Stade de Lille.

Jean-Christophe Lagarde a été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d'abus de biens sociaux vendredi et placé sous contrôle judiciaire.

Ce policier de 47 ans, ancien adjoint de Michel Neyret, numéro deux de la police judiciaire à Lyon mis en examen dans une affaire de trafic de stupéfiants, est soupçonné d'avoir mis en relation des prostituées avec Dominique Strauss-Kahn et d'autres personnes dans des soirées fines organisées à Paris et à New York, auxquelles il aurait lui-même participé. Il nie toute infraction pénale.

La justice enquête sur trois voyages à New York, dont l'un la veille de l'arrestation du patron du FMI en mai pour tentative de viol sur une femme de ménage de l'hôtel Sofitel de New York. "DSK" a bénéficié d'un abandon des poursuites aux Etats-Unis.

Le responsable des relations publiques, le directeur de l'hôtel et le propriétaire de l'hôtel Carlton de Lille sont au centre de l'enquête.

Yves Clarisse, édité par Matthias Blamont

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