Eiffage licencie 2 cadres mis en cause dans l'affaire du Carlton

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LILLE (Reuters) - Eiffage a licencié deux de ses cadres mis à pied en raison d'une enquête judiciaire dans laquelle le dirigeant d'une de ses filiales nordistes est écroué pour proxénétisme, a annoncé mardi le directeur général du groupe de BTP et de construction mardi.

En marge d'un déplacement sur le chantier du futur grand stade de Lille, dont le groupe est constructeur-concessionnaire, Pierre Berger a indiqué que David Roquet, poursuivi et écroué pour son rôle présumé dans un réseau ayant mis en rapport des prostituées avec Dominique Strauss-Kahn quand il dirigeait le FMI, avait été licencié, tout comme son supérieur hiérarchique.

"Il y a une enquête en cours et je ne vais pas vous livrer de nom", a ajouté le directeur général d'Eiffage, tout en précisant que le licenciement du supérieur hiérarchique de David Roquet lui avait été signifié il y a une quinzaine de jours.

Eiffage s'est constitué partie civile dans l'affaire, expliquant que le groupe serait victime des dépenses de prostituées présentées par son cadre en notes de frais pour un montant total estimé à 50.000 euros.

David Roquet accuse de son côté son entreprise d'avoir connu ces pratiques et de l'utiliser comme bouc émissaire.

Dans cette affaire de proxénétisme, huit personnes sont mises en examen - trois responsables de l'hôtel Carlton de Lille, trois entrepreneurs dont David Roquet, un commissaire de police et un avocat lillois. Cinq d'entre elles sont incarcérées.

Gilles Guillaume, édité par Yves Clarisse

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