Eiffage-Le dossier autoroutes pénalise le reste du groupe

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* Les investisseurs sont inquiets-PDG * Eiffage confirme les propositions des concessionnaires * Un accord avec l'Etat en 2013 prévoyait une hausse en 2015 (Actualisé avec précisions et cours de Bourse) PARIS, 17 décembre (Reuters) - La crise des sociétés d'autoroutes pénalise le reste des activités d'Eiffage FOUG.PA qui font appel à l'investissement privé pour financer des infrastructures, a déclaré mercredi Pierre Berger, le PDG du groupe de BTP et de concessions. Les concessionnaires autoroutiers français ont en outre indiqué au gouvernement être prêts à un ralentissement des hausses de leurs tarifs, a-t-il également indiqué lors d'un entretien sur BFM Business. "La crise des sociétés autoroutières françaises est en train d'impacter le reste des business d'Eiffage et je pense que c'est aussi le cas chez notre collègue Vinci SGEF.PA ", a déclaré Pierre Berger. "On fait appel à des fonds d'investissements, à des banques, à de la dette en dehors des autoroutes (...). Les investisseurs nous disent: 'Ecoutez, nous on attend, on va voir ce qui se passe sur les autoroutes françaises, on va voir ce que fait l'Etat français ; on n'est pas sûr de continuer avec vous'", a-t-il ajouté. "Certains investisseurs dans Eiffage sont partis et ne reviendront plus, ils m'ont dit (...) 'c'est trop risqué, trop compliqué'". La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a souhaité mardi un gel des tarifs des autoroutes en 2015 et attend un effort d'un milliard d'euros des sociétés concessionnaires qui pourrait prendre la forme d'une taxe sur leurs bénéfices, des annonces qui ont pesé sur les cours de Bourse de Vinci et Eiffage. ID:nL6N0U0153 Mercredi vers 10h10, le titre Eiffage perd 1,34% à 38,79 euros pendant que Vinci se replie de 0,36% à 41,95 euros. Le gouvernement mène actuellement des pourparlers avec les sociétés d'autoroutes, dont la Cour des Comptes et l'Autorité de la Concurrence ont dénoncé les "rentes" dans des rapports récents. Les concessionnaires ont fait une série de propositions au gouvernement et attendent de connaître la suite que celui-ci entend leur donner. "Nous sommes prêts à étudier éventuellement un ralentissement de la hausse des tarifs par un étalement sur plus d'années du remboursement des travaux que nous faisons sur les autoroutes", a confirmé le PDG d'Eiffage. "Il y a une clause de superprofits au-delà d'un seuil de rentabilité qui est envisagée", a-t-il ajouté. Eiffage est actionnaire aux côtés de l'australien Macquarie MQG.AX des sociétés APRR et AREA, qui exploitent près de 2.300 kilomètres d'autoroutes en France. Pierre Bergé a en outre confirmé des informations du quotidien Les Echos selon lesquelles l'Etat et les sociétés d'autoroutes ont conclu en 2013 un accord prévoyant une hausse des tarifs pour compenser l'augmentation d'un taxe acquitée par les concessionnaires. Selon Les Echos, la hausse des tarifs prévue atteint 1,5% sur 2015-2018, dont +0,5% en février 2015, qui s'ajouteraient aux hausses annuelles classiques. (Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)


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