EI-La présence d'un autre Français confirmée ou infirmée sous peu

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(Actualisé avec Hollande, autres chiffres) PARIS, 18 novembre (Reuters) - La présence d'un second Français parmi les djihadistes de l'Etat islamique qui décapitent des prisonniers syriens dans une vidéo diffusée dimanche devrait être confirmée ou infirmée dans la journée ou les jours qui viennent, a déclaré mardi Bernard Cazeneuve. Les autorités françaises ont confirmé lundi la présence d'au moins un Français sur cette vidéo. La présence d'un second ressortissant est possible et il pourrait s'agir d'un jeune converti, né en 1992 et parti rejoindre l'Etat islamique en août 2013, selon le procureur de Paris. ID:nL6N0T7257 "Nous procédons à des expertises qui permettront (...) peut-être dans la journée, peut-être dans les jours qui viennent, d'infirmer ou de confirmer" cette information, a déclaré Bernard Cazeneuve sur France 2. "Si nous confirmons, bien entendu le nom sera connu", a-t-il ajouté. Le premier Français identifié est un jeune homme de 22 ans, originaire de l'Eure, en Normandie, qui s'est rendu en Syrie en août 2013. Connu des services de renseignement depuis 2011 pour son appartenance à la mouvance radicale de la région de Rouen, il s'est converti et autoradicalisé sur internet. Depuis l'Australie où il est en visite, François Hollande a déclaré vouloir faire en sorte que les individus impliqués dans les décapitations "soient effectivement retrouvés et punis." "Nous devons (...) punir ceux qui se livrent à de tels actes et qui reviennent ensuite dans nos pays", a-t-il dit. Quelque 138 djihadistes de retour de Syrie et d'Irak font l'objet d'une enquête en France, a indiqué mardi Bernard Cazeneuve. "Au cours des derniers mois, nous avons eu à mettre hors d'état de nuire des personnes qui avaient commis des crimes en Irak et en Syrie, qui sont revenues sur le territoire national et que nous avons, par l'action de nos services et de la justice, empêché de nuire", a dit le ministre de l'Intérieur. "Il a été dit que cinq attentats avaient été évités. Je vous ai dit qu'il y avait 138 personnes qui avaient été neutralisées." Qu'ils soient sur place, en transit ou revenus, 1.132 Français sont impliqués dans les filières de départs vers la Syrie et l'Irak. Ils sont 376 sur place, dont 88 femmes et 10 mineurs en Syrie, et 226 en transit, selon Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la loi renforçant la lutte contre le terrorisme. Quarante-neuf Français sont morts en Syrie ou en Irak, précise-t-il. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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