Égyptologie : à la poursuite de Néfertiti

le , mis à jour à 15:16
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Égyptologie : à la poursuite de Néfertiti
Égyptologie : à la poursuite de Néfertiti

La mythique souveraine de l'Egypte antique, Néfertiti, continue de jouer à cache-cache. L'archéologue britannique Nicholas Reeves pensait être sur la piste de la momie de la reine à la beauté légendaire, mais hier, la Belle du Nil s'est de nouveau dérobée. Le troisième test effectué par l'égyptologue n'a rien donné. Pour lui, pas de doute, Néfertiti se trouve quelque part dans la tombe du jeune pharaon Toutânkhamon, au sein d'une chambre secrète. Depuis l'été 2015, il a persuadé les autorités égyptiennes d'entreprendre de nouvelles fouilles. Mais cette fois-ci, avec tout l'arsenal de la technologie moderne : image en 3D, sondage infrarouge, échos radars... Pas de pinceaux ni de truelles : impensable pour les Egyptiens d'endommager ce qui reste l'un des plus fabuleux sites archéologiques jamais mis au jour.

Pas de certitudes

Les premiers tests ont fait apparaître — jure Nicholas Reeves — l'éventualité d'une ou deux pièces dissimulées, mais sans certitude. Jeudi, pour la troisième fois, des experts, travaillant «à 3 cm des murs», ont minutieusement balayé pendant dix heures les quatre parois de la chambre funéraire du jeune pharaon à l'aide d'un boîtier à ondes dans l'espoir de déterminer les contours d'une possible cavité. Toujours sans résultat probant, a dû se résoudre à annoncer hier Reeves. «Nous devons essayer et essayer encore, puis confirmer, et réviser encore nos positions», a plaidé, prudent, le nouveau ministre égyptien des Antiquités, Khaled al-Anani, annonçant qu'un «quatrième test, cette fois-ci avec un scanner», serait effectué «fin avril».

Bref, le suspense reste entier ! Voilà qui n'étonne guère les égyptologues français, dont la plupart sont en désaccord avec l'approche de Nicholas Reeves. «Sa théorie est très intéressante, mais même les meilleures théories ne fonctionnent pas toujours», s'amuse l'un d'eux. Car cette quête de Néfertiti n'est pas sans relancer la ...

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