Égypte : Washington mesure son impuissance

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Ses fortes pressions étant restées lettre morte, l'Administration Obama en est réduite à courir derrière les événements

De notre correspondante à Washington

Jeudi, clamant sa foi chrétienne, dont certains Américains doutent, lors du «petit déjeuner de prière» annuel qui mobilise la classe politique américaine, Barack Obama a dit «prier» pour la paix en Égypte et pour que «les aspirations du peuple puissent s'y réaliser». Alors que l'horizon égyptien est enveloppé d'un épais brouillard, on peut d'ailleurs se demander si la prière n'est pas l'une des seules options qui reste à Washington, après des jours d'intenses circonvolutions diplomatiques qui ont débouché sur une rupture ouverte entre les États-Unis et leur ex-allié privilégié Hosni Moubarak.

Déstabilisée par la contre-offensive soudaine d'au moins une partie du régime, déroutée par l'attitude attentiste de l'armée, sur laquelle elle comptait pour orchestrer une transition ordonnée vers des élections, l'Amérique touche brusquement du doigt les limites réelles de son influence, malgré l'étroitesse de sa relation av

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