Egypte : verdict reporté au 29 novembre pour l'ex-président Moubarak

le
0
Egypte : verdict reporté au 29 novembre pour l'ex-président Moubarak
Egypte : verdict reporté au 29 novembre pour l'ex-président Moubarak

Le tribunal qui jugeait l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, au Caire, pour complicité de meurtre de centaines de manifestants durant la révolte qui l'a chassé du pouvoir en 2011 a reporté samedi son verdict au 29 novembre. Hosni Moubarak, 86 ans, à la santé fragile, dans un fauteuil roulant et derrière ses habituelles lunettes de soleil, a écouté, dans le box grillagé des accusés, le juge Mahmoud Kamel al-Rachidi expliquer qu'il n'avait pas encore eu assez de temps pour rédiger les 2.000 pages des attendus de son verdict.

L'ex-raïs est jugé pour complicité de meurtre avec l'ex-ministre de l'Intérieur Habib al-Adly et six anciens hauts responsables des services de sécurité. Lors d'un premier procès, il avait été condamné en juin 2012 à la prison à perpétuité, mais la sentence avait été annulée pour des raisons techniques et l'affaire rejugée.

Le tribunal se prononcera dans un climat très différent par rapport à 2012

Le tribunal se prononcera dans un climat bien différent de celui qui prévalait il y a deux ans. En juin 2012, l'Egypte tenait en effet sa première élection présidentielle démocratique et élisait un président civil et islamiste, Mohamed Morsi, un scrutin qui semblait sonner le glas de l'autocratie. Aujourd'hui, Mohamed Morsi, renversé par l'armée au bout d'un an après des manifestations monstres contre lui, est emprisonné et encourt la peine de mort. Et l'institution militaire est revenue sur le devant de la scène en la personne de l'ancien chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, élu président fin mai 2014.

VIDEO. Egypte: verdict le 27 septembre pour Moubarak

L'opposition islamiste a été décimée: 1.400 partisans des Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, ont été tués et des milliers d'autres arrêtés. Des centaines ont été condamnés à mort. Outre les islamistes, des dizaines de jeunes libéraux et laïcs qui avaient conduit la révolte ont été arrêtés pour avoir ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant