Egypte : une vingtaine de morts dans les manifestations

le
0
Egypte : une vingtaine de morts dans les manifestations
Egypte : une vingtaine de morts dans les manifestations

Une vingtaine de manifestants ont été tués vendredi, des centaines d'autres blessés principalement à Alexandrie et au Caire. Moins de 48 heures après que l'armée a déposé le premier président de l'après-Moubarak, Mohamed Morsi, la démocratie égyptienne a été mise à l'épreuve. Adly Mansour, le président intérimaire qui a prêté serment jeudi, a dissous la chambre haute du Parlement dominée par les islamistes et nommé un nouveau responsable du renseignement. Les pro-Morsi sont fortement mobilisés lors d'un «vendredi du refus». L'armée, elle, a appelé à l'unité.

Des dizaines de milliers de partisans des Frères musulmans ont protesté pour exiger le retour de Mohamed Morsi. Ils s'étaient rassemblés pour la traditionnelle prière musulmane, devant la mosquée de Nasr City, un faubourg du Caire, où certains campent depuis plusieurs jours. Ils ont été rejoints en fin de matinée par de nombreux islamistes puis en fin d'après-midi par le Guide suprême, Mohamed Badie, dont l'arrestation avait pourtant été annoncée la veille. «Nous resterons dans les rues par millions jusqu'à ce que nous portions en triomphe notre président élu», a-t-il lancé devant le rassemblement.

Des militants islamistes ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi des postes de police et militaire dans le désert du Sinaï, frontalier avec Gaza et Israël. Un soldat est mort et deux autres ont été blessés. Une nouvelle attaque a eu lieu en soirée : cinq policiers ont perdu la vie. On ignore qui sont les auteurs de ces homicides. Par prudence, les autorités égyptiennes ont préféré fermer vendredi le point de passage de Rafah.

Samedi

0h55: Ban Ki-moon met en garde contre une politique de «représailles». Le règlement de la crise dans le pays implique qu'il n'y a «aucune place pour les représailles ou l'exclusion d'un parti ou d'une communauté», estime le secrétaire générale de l'ONU, cité par un ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant