Égypte: Suez attend que la justice passe

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REPORTAGE - La ville portuaire, qui cumule les fragilités économiques et sociales, s'agasse de voir que les auteurs de violences ne sont pas condamnés.

Le temps a passé, mais l'odeur du sang, entêtante, continue de flotter sur les quartiers populaires de Suez. Un an après la mort de Mustafa Ragab, qui fut le premier «martyr» à tomber sous les balles de l'ancien régime, les familles de victimes menacent à mots à peine couverts de prendre les armes si justice ne leur est pas rapidement rendue.

Entre le 25 et 28 janvier 2011, 21 personnes ont trouvé la mort lors des violences qui ont ébranlé cette cité industrielle, perçue comme le berceau du soulèvement. «Si les responsables de ces tueries ne paient pas de leur vie, alors ce sera l'étincelle qui déclenchera une deuxième révolution, plus violente encore que la première parce qu'animée par la rage des familles», promet Kawsar Zaki, la mère de Mustafa Ragab.

Début décembre, la colère est montée d'un cran lorsque le procureur de Suez a annoncé son intention de libérer Ibrahim Farag sous caution, avant de renoncer sous la pression des familles de «marty

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